Le 20 mai 2026, Fête de la Constitution de l’Éternel Empire d’AYITI La Constitution de Dessalines, promulguée le 20 mai 1805, à Dessalines, Capitale d’AYITI, est le Texte Phare

 




Le 20 mai 2026, Fête de la Constitution de l’Éternel Empire d’AYITI


La Constitution de Dessalines, promulguée le 20 mai 1805, à Dessalines, Capitale d’AYITI, est le Texte Phare


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Administration impérial rétabli


L’esclavagisation est le crime contre Busa ou contre le Nègre et la Négresse, Terrienne, Terrien.

AYIBOBO !


Article 27.

Il y aura des fêtes nationales pour célébrer l'Indépendance, la fête de l'Empereur et de son auguste Épouse, celle de l'Agriculture et de la Constitution.

Lekba

Promulguée à Dessalines, le 20 mai 1805, la Constitution de l’Éternel Empire d’AYITI est  la rencontre de Soi à Soi, autrement dit, elle en est le décalque, par conséquent, un Phare. Il y a tellement de façons singulières de vivre et tellement de modes d’être dans le monde qu’on ne sait plus très bien ce qui est convenable ou pas. Les gens que l’on croise à la lumière du jour sont parfois différents dans le secret et presque distincts dans l’obscurité de la nuit. S’il faut ajouter à tout cela le mépris de plusieurs d’entre eux à l’endroit des autres, c’est la confusion générale. Dans ce brouhaha silencieux des comportements, certains recourent à la force brute, d’autres à la force dite commune, une construction, pour faire face, d’une façon ou d’une autre, à la situation. Le moins qu’on puisse dire, c’est que les résultats espérés ne sont pas toujours au rendez-vous, alors rien ne marche. De ce fait, nombreux sont-ils ceux et celles qui se croient livrés à eux-mêmes sans direction préalable. Il y a plein de gens qui se démènent pour parvenir à se donner une conduite. D’où l’importance de la Constitution de la Ville de Dessalines, promulguée le 20 mai 1805.


Nous et nos comportements

Pourtant nous ne sommes pas abandonné-e-s à nous-mêmes comme cela en a l’air. Nous sommes des êtres, nous sommes forcément constitué-e-s. Notre constitution interne par laquelle nous sommes ce que nous sommes implique nécessairement les Mbwa de son maintien en elle-même, c’est-à-dire ce qu’il faut faire et comment faut-il le faire. Ce qui institue son maintien. Il faut accéder à sa connaissance. Notre être est muni de moyens efficaces pour y parvenir. Il doit tout simplement produire les outils techniques nécessaires à partir de ses capacités b¼nqyelles. Les moyens techniques en question n’inventeront pas la nature de l’être, soit ce qu’il est, laquelle produira ensuite le ce qu’il convient de faire. Non, non, non! Le ce-qu’est-l’être, objectivement, détermine la production par laquelle l’être se maintient en lui-même. La connaissance, ce qui est Dqmbala, l’exacte, est la photographie de la chose, l’être. C’est delà que viennent les comportements singuliers et les comportements d’Ensemble, autrement dit, le mode d’être en commun, qui se révèlent tous transparents, dans le sens qu’ils font voir l’être tel quel. En d’autres mots on voit la constitution interne de l’être à travers les comportements badr, limités à un mun ou plus d’un à l’intérieur de l’Ensemble, et w¼naux, les liant les uns aux autres. Pour en arriver là, nous avons l’obligation d’entrer en communication avec nous-mêmes, c’est-à-dire soi-même, ce qu’on est indépendamment de soi-même. Nous entrons en nous-mêmes pour établir un dialogue franc avec ce que nous-sommes. Nous sommes appelé-e-s à être à l’extérieur de nous-mêmes, c’est-à-dire dans le monde sensible, exactement ce que nous sommes  à l’intérieur de nous-mêmes. Il y a déjà une ligne comportementale de fixée dans notre constitution interne, il nous revient, à nous, de brancher là-dessus notre camera mentale, par notre b¼nqjalité, pour en extraire des comportements qui nous conviennent en propre. Ce n’est, certes, pas une mince activité, faut-il le reconnaître.  


Jean Jacques Dessalines et cette tâche immense

Jean Jacques Dessalines, l’Éternel Vainqueur du blancisme, sait évidemment tout cela puisqu’il est celui à qui est confié l’Érection de l’Éternel Empire d’AYITI. Dessalines annonce à l’avance la distinctivité de l’Oeuvre qu’il a sur ses épaules : « C’est mon zèle, sans doute, dit-il, à veiller sur le salut de l’Empire; c’est ma volonté à consolider notre entreprise, entreprise qui donnera de nous, aux nations les moins amies de la liberté non l’opinion d’un amas d’esclaves, mais celle d’hommes qui prédilectent leur indépendance ». Les derniers mots affirment clairement quelles seront la grandeur et la signification de l’Oeuvre. Il y a plus. La proposition avance quelle sera la nature de ce qui sera non pas seulement à la base de “l’entreprise” mais aussi de quoi sera-t- elle faite, c’est-à-dire ses propriétés, lesquelles sont des éléments qui nous définissent. L’Oeuvre dont il est question sera leur manifestation. En bref l’ Empire d’AYITI, selon Jean Jacques Dessalines, implique quelque chose qui est une sorte de photographie de notre être à travers lequel se révèlent qui sommes-nous comme notre conscience de nous-même : «...  celle d’hommes -Mun- qui prédilectent leur indépendance ». L’Empire d’AYITI renvoie, d’après ce qui est dit, à ce que nous sommes intérieurement et aussi à l’être enfermé en lui-même. Il émane de cela que l’élément mis en avant par Jean Jacques Dessalines pour revendiquer l’exclusivité de leur Gwqmunité est tiré de notre Être, le Soi Munal. Le Mun est à l’honneur dans la Construction de l’Empire d’AYITI, aussi appelé l’Empire de Jean Jacques Dessalines. 



Dans la Constitution de l’Empire d’AYTI nous nous trouvons face à face avec l’”entreprise” mais par des mots. C’est l’entreprise sonorisée. Cela est épatant. Pour cela, Jean Jacques Dessalines annonce en grande pompe l’arrivée prochaine de la Constitution Impériale. Le texte est d’Importance Dessalines, ce qui suit l’exprime tout haut: « Jamais aucun blanc, quelle que soit sa nation, ne mettra le pied sur ce territoire à titre de maître ou de propriétaire. Cette résolution sera désormais la base fondamentale de notre constitution. » Pourquoi les termes de “blanc”, de “nation”, de “maître” de propriétaire”, du “Territoire”ont-ils tant d’importance dans cette proposition? Ils doivent leur valeur sémantique incommensurable à la nature de la Constitution même. L’importance de la Constitution de l’Empire d’AYTI aux yeux de L’Empereur Jean Jacques Dessalines est le fait même qu’elle n’est pas une constitution à valeur prospective, une création, dont la valeur est à venir et, par conséquent, en dehors d’elle-même mais une Constitution fondée, soit un théorème, parce qu’elle est le dépôt des Mbwa de l’être munal. Nous allons voir de plus près cette Oeuvre gigantesque.


Notre Dieu, Source de notre combat ainsi que notre Victoire

Commençons par toucher du doigt la substance qui est celle de l’Oeuvre de Jean Jacques Dessalines. Nous lisons dans la Constitution : «Nous, mandataires soussignés,...La recommandons ... comme un gage signalé de la bonté divine, qui, par suite de ses décrets immortels, nous a procuré l'occasion de briser nos fers et de nous constituer en peuple libre, ... et indépendant ». À ce sujet, avant la Constitution, soit le 28 avril 1804, Jean Jacques Dessalines, le Grand Savant en matière d’Organisationnelle, mode de vie conforme à l’Ofowu, soit Volonté Divine, affirme, sans ambages : « Quel est ce vil Haïtien, quelle est cette vile Haïtienne, si peu digne de sa régénération, qui ne croit point avoir rempli les Décrets Divins (donc Éternels), en exterminant ces tigres altérés de sang?» Ce n’est pas une simple formule, l’usage des expressions de “Notre Dieu”, “Décrets Divins”, “Bonté Divine”. Il s’agit d’une Propriété Nécessaire qui est en nous, non comme une croyance, et qui fait partie intégrante de Nous, ce que nous sommes, en tant que fait avéré. Nous commençons tout par l’hommage à Notre Dieu, GwqmrtLa. Pourquoi ? Parce que nous sommes dans son Champ, par conséquent son projet. Alors tout se fait dans ce cadre-là.  Telle est l’inviolable parole de nos Ancêtres ! 



On se demandera peut-être pourquoi Notre Dieu, Bon-Dieu, est-il intervenu dans nos affaires. Ne lui avons-nous pas demandé, à la genèse de notre présence sur la terre, de se retirer de notre sphère afin de pouvoir nous y maintenir par nous-mêmes? C’est exact. Pour ce qui est de la deuxième interrogation, voir notre ouvrage : HRH SA MAJESTÉ LE PRINCE WEBER TIÉCOURA DESSALINES D’ORLÉANS CHARLES JEAN BAPTISTE

 DE LA PRINCESSE EUGENIA DESSALINES ET SON ÉPOUX D’ORLÉANS CHARLES : LA VILLE DE DESSALINES VOUS RÉPOND: VOICI LE PRINCIPE VICTORIEUX DE NOTRE LUTTE EN CE MONDE AVEC LA COLLABORATION DE CINO  CLYFORD ET DU CQ VIZION MUNAL LES ÉDITIONS LOF (LEKBA OGU FWEDA). Cependant, concernant la première, il n’y a pas eu d’intervention, de quelque nature que ce soit. Ce dont il est question, c’est notre être effectif, ce que nous sommes, au mieux, la manière dont Notre Dieu, Bon-Dieu, nous a faits. Il y a une part d’automaticité, en cas d’urgence, qui demeure. L’automaticité alerte et dirige notre attention vers le lieu où il nous faut intervenir, nous.  Ce n’est donc pas une réponse au problème ou à ce qui est en cause. C’est ce à quoi nous assistons. Il y a une menace, la Voix intérieure, ici l’automaticité, met en branle le signal d’alerte. À ce moment-là nous nous tournons vers nous-mêmes ou nous nous mettons à l’écoute de nous-mêmes et se déclenche le processus d’intervention, lequel est conduit seulement et uniquement par nous. Le nom de ce Mbwa est Gwqmunalité, dont la signification complète est l’expression et le protecteur de l’être, le nôtre. Tout cela est en parfait accord avec nous-mêmes. La démarche ne se réduit pas à notre environnement immédiat, elle est holiste et impacte le La, notre lieu d’être et exister. C’est pour cela que Bukmqn dit : « Dieu Producteur de toutes choses, particulièrement la terre, le soleil qui nous éclaire, les océans, le tonnerre ! Dieu, Notre Dieu, Bon-Dieu, qui voit tout, qui entend tout, là au-delà des nuages où il se trouve !» C’est l’évocation ou la salutation nécessaire.  Tout ça pour entrer dans notre espace et notre condition. La Partie de Dieu n’est pas étrangère à nous, la Divinité fait partie intégrante de nous. Déjà nous sommes, par la salutation, à l’intérieur de nous-mêmes, par conséquent, dans la conception de nous-mêmes. Nous ne pouvons pas faire économie de ces Paroles parce que Notre Dieu, Bon-Dieu, est en Nous et Nous, nous sommes en lui. Ce champ est son Point de Production, il y a une interpénétration productive entre nous deux. Le discoureur réfère d’abord à Notre Dieu, cette Puissance des êtres, lieu où tout se fixe pour arriver à la raison de son adresse, soit notre situation problématique. Là se trouvent tous les outils qu’il lui faut ou qu’il va utiliser pour rendre compte des choses qui nous assaillent comme des moyens de nous en sortir. C’est que notre intervention ne peut pas avoir lieu en dehors de notre Cadre d’être et exister, c’est-à-dire Notre Dieu. Nous nous découvrons d’abord, Notre Dieu ensuite, à travers nous-mêmes, et tout, ce qui est originaire de nous, débute en Notre Dieu, Bon-Dieu. Ce champ est beaucoup trop grand pour prétendre l’explorer ici. Retenons ceci, nous avons besoin de parler de notre Source, ce en tous sens, dans le cas contraire nous n’aurons pas de référent ou un référent sérieux. Il ne faut pas voir la chose comme un postulat. Tout se rapporte à soi, un fait palpable. Nous sommes en communication avec un être, une substance d’être indéniable. Le conférencier, Bukmqn, commence par se situer, nous situer, pour pouvoir aboutir à nous, l’objet du discours, notre préoccupation. La stratégie de nos Ancêtres, en tout, d’ailleurs, consiste à partir du bon pied, qui est Notre Dieu, Bon-Dieu, comme Point de toutes choses. Notre Dieu, Bon-Dieu, GwqmrtLa, n’a rien à voir avec les croyances religieuses. La technicité du procédé, concernant la présente situation, est de mettre en valeur le Principe de toutes choses, Notre Dieu, la stabilité de celles-ci, le mode de Manifestation, dans le rôle qui leur est assigné par Celui-là, et notre réalité comme notre proximité avec lui, Notre Dieu. Cette méthode est le premier système de vérité chez nos Ancêtres. Ainsi la Constitution commence par nous-mêmes, notre Substance Divine. 

La nécessité de savoir

La vérité est nécessaire et indispensable, elle est notre gage de Blrz, rapport de concordance avec soi-même ainsi que les autres. Le système oriente la démarche et exclut tout investissement de soi dans le processus en cours, celui du savoir, pour arriver au Dqmbala, connaissance vraie. Le savoir est la lecture de la chose en ce qu’elle est. La première pensée générée par ce moyen d’aborder les choses est que rien n’est impénétrable. L’inaccessibilité des choses est une idée en défaveur même des choses et des phénomènes qui en émanent par des capacités à connaître paresseuses et, par conséquent, à l’avantage de l’investissement de soi dans la chose, ce qui est sans effort presque et, partant, un acte de créer non de connaître. Il est plus facile de créer que de connaître. On fuit le déjà-là pour éviter de se casse la gueule de façon continue. La création est souvent du n’importe quoi. 


Nos Ancêtres procèdent autrement. Il s’agit, sans l’ombre d’un doute, de la reconnaissance, ici, de notre Soi Divin en toute son objectivité. C’est ce Soi, lequel est aussi le munal, un amalgame, qui nous parle en nous-mêmes. Il est la Voix Divino-munale à l’intérieur de soi-même parce qu’elle est Chose ou Production de Notre Dieu. Il est aussi le caractère principiel de la chose qui est, ici, mis en évidence. On s’oublie pour laisser toute la place à Notre Dieu, à son Oeuvre, au Dqmbala, rien de nous, si ce n’est les moyens d’aborder la Chose, qui sont produits par nous. Jean Jacques Dessalines, l’Incomparable, nous donne un exemple de cet oublie: « Qu’elle vienne cette puissance assez folle pour m’attaquer! dit-il. Déjà, à son approche, Notre Dieu, Bon-Dieu, sortant du sein des mers, apparaît; son front menaçant, soulève les flots, excite les tempêtes; sa main puissance brise ou disperse les vaisseaux; à sa Voix redoutable, les lois de la nature obéissent; les maladies, la peste, la faim dévorante, l’incendie, le poison volent à sa suite ...» Toute son attention va à Notre Dieu. Il est comme absorber par lui, ce qui est tout à fait normal. Son soi émerge spontanément et il revient à lui-même :  « Mais pourquoi compter sur le secours du climat et les éléments? Ai-je donc oublié que je commande à des âme peu communes, nourries dans l’adversité, dont l’audace s’irrite des obstacles, s’accroît par les dangers? » Suivre l’ordre des choses est important. La technique discursive à laquelle recourt l’Invincible Général Jean Jacques Dessalines, accorde à chaque Puissance sa place, selon l’Ordre du La. Le Plus Que Grand attire l’attention sur le caractère premier de Notre Dieu, Bon-Dieu, même si c’est le mun, son Oeuvre, qui est ce qui importe. Ainsi recourir en premier, cela en toute chose, à Notre Dieu n’est pas être sous son commandement. C’est être auprès de la Source de Vérité, ce qui est la Conformité Divine, non pas pour être uniquement avec Notre Dieu, mais pour savoir que la chose est par un b¼nqy et qu’elle est une objectivité, puis aussi arriver à la chose en elle-même. Alors on peut procéder. 

La Constitution de l’Empire d’AYITI

Nous Sommes avant le Pays effectif, celui-ci précède la Constitution parce qu’il répond à une exigence première. La promulgation de la Constitution ne fait pas l’Empire d’AYITI, par elle celui-ci met en évidence sa base, qui est le Soi Munal, et le double but qu’il poursuit, la finalité immédiate, soit la Perfection ou la Négro-Divinité, et la Finalité holiste, qui est la Manifestation de la Présence de Notre Dieu, Bon-Dieu, GwqmrtLa, par Ses Productions continuelles, soit les Choses. Nous ne devons jamais oublier que nous arrivons à Notre Dieu, Bon-Dieu, par l’intermédiaire de nous-mêmes et que nous dépendons de GwqmrtLa pour Être et que Notre Dieu ne peut pas se passer des Choses, notamment Nous, le Mun, pour Manifester Sa Présence, une interdépendance êtrale. 

 Tout d’abord l’Empire d’AYITI

Ici aussi il faut recourir en premier à Notre Dieu. Il est obligatoire de faire appel à la Conformité Divine pour partir du bon pied. Par ce procéde, le mun renvoie à Notre Dieu et vice versa. Le mun est alors à son irrévocable place, en Notre Dieu. Le Lekba de la Constitution est nécessairement Notre Dieu : « En présence de Notre Dieu, Bon-Dieu, (“'Être Suprême”), devant qui les mortels sont égaux, et qui n'a répandu tant d'espèces de créatures différentes sur la surface du globe, qu'aux fins de manifester sa gloire et sa puissance, par la diversité de ses oeuvres». Il faut qu’il en soit ainsi, ce recours, nous avons exposé la raison ci haut, et il ne peut pas ne pas en être ainsi. C’est un passage obligé. La Divinité pratique agit en nous. Le mun n’est pas par lui-même mais par Notre Dieu. Ce que nous allons voir à travers lui, c’est l’Oeuvre Divine. L’Oeuvre se détache de tout ce qui a trait au munal, sauf le nécessaire. 


Il y a une chose d’une grande importance à souligner. Les expressions “Être Suprême”, et “Dieu de Grâce” ailleurs, sont impropres à notre champ d’être et exister, elles n’y ont pas leur place. Ces appellations font référence au dieux blanciste, celui qui est précisément rejeté par nos Ancêtres, tel que nous l’avons vu plus haut, et contre lequel nous luttons. Nous sommes dans une Sphère Divine complètement distincte, soit l’Ancestralité. Notre Oeuvre, notre  Édifice Discursif, pour le dire d’une autre façon, est antithétique, à cause de son fondement dqmbala, au dieux de l’homme, qui est une illusion, partant un faux être, en plus d’être esclavagiste, contre lequel se mène notre combat : « Notre Dieu, affirme Bukmqn, est témoin de la cime de l’horreur à laquelle nous sommes soumis(e)s par le blancisme. Les blancistes agissent sous l’impératif de leur dieu, le dieu idole, lequel est l’auteur principal de toutes ces horreurs:». Nous savons que l’esclavagisation sur la planète est l’oeuvre de l’église en rapport aux préceptes de son dieux, appelé aussi l’”Etre Suprême”. La contre-guerre, notre résistance à nous, a pour objectif clair d’anéantir le Mal, le plus grand qui soit. Alors ces conceptions blancistes, à savoir “Être Suprême” et “Dieu de grâce”, n’ont rien à voir avec l’Ancestralité, ce qui se passe ici, dans cet océan de sang, cette géenne, cet asile de tourments, etc. ces mots témoignent de la poursuite des agressions, dont l’église est originaire.  Ce qu’ils visent à travers ce discours venimeux, c’est l’échec du Dessalinisme ou la Dessalinienne. Gardons-les éloignés de nos lèvres et notre b¼nqy. Ceci étant dit, la porte largement s’ouvre sur le mun.

L’Être munal

La Constitution, qui est un théorème, se construit avec des parties munales. Par conséquent elle est ces propriétés munales nécessaires. Elle est et ne peut qu’‘être que  ce qu’est l’être munal. C’est ce à quoi il faut s’attendre lorsque la constitution est fondée. Elle n’est pas en soi mais tout ce qu’est le Munal même ou son Essence. Le point qui suit le Trait Divin du mun est la Yunité, le Mbwa sans lequel la Chose Munale ne peut pas être ce qu’elle est. La différence entre Trait Divin et Yunité est que le premier est la Source sans laquelle il n’y a pas de Yunité. Tandis que celle-ci est l’élément sans lequel la Chose n’est pas constituée ou, dans le contexte du La, n’est tout simplement pas. Ce trait le mun l’hérite de Notre Dieu. Nous voyons le Point Massif entre les deux, et même du La. Celui-ci lui doit aussi son être-là, soit sa laité ou laïté. De la différence entre Notre Dieu et Nous, ici l’être munal, sort celui-ci. Il en est ainsi de tous les Éléments, avec leur spécificité propre. D’où découle la diversité. Il lui faut cet élément, la yunité, pour que la Chose puisse être définie. La Yunité est alors un élémént interne de la Chose. Elle est la base et, par conséquent, oriente tout le reste. De ce fait elle modèle tout ce qui se rapporte à la Chose. La Yunité est la somme de tous les élément qui sont pareils et regardent dans la même direction. Elle embrasse aussi le mode de fonctionnement, dont la finalité conduit au même point. Elle est, vue sous cet angle-là, une réalité massive et indissoluble. Toutes les parties d’une chose le sont par celle-ci. C’est delà l’Ubuntu. Pour obtenir ce qui leur convient, les parties doivent s’arranger comme la Chose est originalement construite. Cela s’appelle suivre sa constitution interne. 


Ce mode de fonctionnement des parties entre elles est ce que plusieurs appellent la concordance. Il faut plutôt prendre ce terme dans le sens de s’accorder avec l’Ubuntu de l’être. Jean Jacques Dessalines en fait usage dans ce sens-là : « Noirs et jaunes, que la duplicité raffinée des Européens a cherché si longtemps à diviser, vous qui ne faites aujourd’hui qu’un même tout, qu’une seule famille … Maintenez cette précieuse concorde, cette heureuse harmonie parmi vous; c’est le gage de votre bonheur, de votre salut, de vos succès; c’est le secret d’être invincible » page 28, Dessalines le 28 avril 1804 Le terme ici employé ne désigne pas une nouvelle production, dans le sens de récente, mais d’un changement de comportement. Ces “jaunes et noirs” acquiescent à l’élan de s’accorder avec les semblants, ils ne résistent plus à leur constitution interne, sous l’impulsion de l’Europe. Ils bloquent l’hommalité au profit de la munalité, élément de la yunité. L’activité propre à l’être munal réside dans cet élan. La concorde, agir en conformité à soi, son élan propre, est un élément de l’être munal. D’où son importance. Elle est si riche en effets, ce, pour la même raison. Ce mot a une détermination proprement ancestrale, Ubuntu, et c’est cela la Yunité.   

 

Vivre et le Soi

Vivre, nous l’avons déjà dit, c’est marcher selon sa constitution interne. C’est pareil à une construction, par exemple, une maison. La maintenir dans sa forme afin qu’elle puisse durer, c’est la réparer au besoin. Il n’y a pas d’autres moyens que d’agir sur elle suivant son schéma de construction. Le corps munal ne se diffère pas de la maison. L’acte de vivre consiste à agir sur soi en fonction de son mode de construction. Et cela, c’est marcher sur les traces de l’Ubuntu, soit la Yunité. Nous avons l’exemple des Noir-e-s et Jaunes. La vie de jean Jacques Dessalines se résume presqu’à tout faire pour bouter les blancistes hors de la sphère négro-gelefweenne parce qu’il n’y a pas de place pour cette pensée délétère dans l’être munal. Il faut entendre par là que le mun est fait pour être son propre commandant. Il ne peut pas en être autrement. Jean Jacques Dessalines est alors en accord avec lui-même, son Soi Munal, sa constitution interne. 

La naissance du Peuple

Jean Jacques Dessalines n’est pas le seul, en situation de blancismique. En effet, en octobre 1802, après avoir repris la Crête à Pierrot, les chefs de groupes de Combattantes et Combattants de l’Artibonite se réunissent et prennent la décision de confier au Général Jean Jacques Dessalines la Mission de buter les blancistes hors de notre sphère existentielle. On vient de passer de rassemblement de Négresses et Nègres à la même tendance, en vue de nettoyer notre espace, à une yunité seconde. Elle est faite de gens du lakort munal, donc de la Yunité originelle, se rencontrant dans un second élan dérivant de la base de l’être que nous sommes. Ils forment un second Tout autour de la Volonté de rester identique à l’être qu’ils sont. Ce Tout se compose comme suit : premièrement Jean Jacques Dessalines est en eux, par conséquent il participe activement à leur pensée de la chose :« Indigènes d'Haïti ! mon heureuse destinée me réservait à être un jour la sentinelle qui dût veiller à la garde de l'idole à laquelle vous sacrifiez .... En combattant pour votre liberté, j'ai travaillé à mon propre bonheur. » Le “moi” par “vous”, c’est cela l’Ubuntu, la yunité seconde dans le cas qui nous préoccupe. Ces paroles révèlent que par leur projet commun, qui consiste à libérer leurs lieux physiques et leur être, les deux vont de compagnie, ils forment un seul être, sur cet angle aussi, en plus d’être Yun sur le plan ubuntu. Plus loin Jean Jacques Dessalines, comme si cela ne suffisait pas, brandit la même idée, à cause, certes, de sa très grande importance : «Rappelle-toi, dit-il, que j'ai tout sacrifié pour voler à ta défense, parens, enfans, fortune, et que maintenant je ne suis riche que de ta liberté». Par ces mots nous nous voyons en face d’un seul et même souffle. Et les gens, quand ils sont au bout des nerfs, lancent cette mise en garde : «Ne le faites pas émerger, le Dessalines qui est en moi ». Les gens sont en Dessalines et vise versa, tout ça par la pensée et la volonté irrévocables d’anéantir le plus grand Mal qui soit, notre ennemi naturel, pour pouvoir continuer, comme il est inscrit en notre être à nous conduire nous-mêmes. La yunité seconde fait de tous ces gens un Peuple. 

Un Peuple distinct des autres

Il y a deux choses à noter. La première est que le Peuple est Peuple avec toutes les caractéristiques munales, lesquelles s’orientent spontanément vers la finalité de la nouvelle yunité, sans qu’il soit question de substitution puisqu’il s’agit du développement du Soi Munal. La deuxième, qui est dans l’ordre de la première, est que le Peuple ne vient pas de l’extérieur, ni d’un dieux, ni de l’homme, même si c’est pareil, ni du renoncement à soi-même ouvertement, un soi inventé par les moyens techniques de l’excellence des dons, par exemple, le “droit naturel”, comme nous le voyons chez les blancistes, mais de la yunité de l’accord des volontés d’être en soi, par soi et pour soi, résultant de l’Ubuntu, coeur de l’Être Munal. Celui-ci est en action dans la naissance du Peuple. C’est pourquoi le Peuple est et reste auprès de l’Être Munal. Le Peuple est donc dynamique. Il est empreinte d’agir comme support de soi, le lakort munal, ici, en miniature, à cause de la contextualité de sa naissance, lequel support est exigé par la Gwqmunalité, expression et protection de soi. Le Peuple, par sa provenance, est aussi apte à s’ouvrir à d’autres éléments du Nous Munal. L’activité propre ou nécessaire au Peuple est le fruit de la Divinité Spontanée du Mun. Elle débouche forcément sur l’État, l’Empire d’AYTI. Pour cela il faut que le Peuple passe par la Victoire, l’Immortelle Victoire, sur le Mal, le plus grand qui soit.  

Le peuple et la Gwqmunité déblayée

Le Peuple remporte effectivement la Victoire, il retrouve sa Gwqmunité, l’habilité à se gouverner soi-même : « j'ai veillé, combattu, quelquefois seul, dit Jean Jacques Dessalines ; et, si j'ai été assez heureux pour remettre en vos mains le dépôt sacré que vous m'avez confié, songez que c'est à vous maintenant à le conserver». Par ces Immortelles Paroles, le Peuple est appelé à rester inconditionnellement auprès de lui-même. L’habilité à se gouverner soi-même est un trait munal. En tant que Mun, première Production, ce trait appartient exclusivement au Peuple Victorieux, rien qu’à lui, car, faut-il le répéter, c’est l’une des parties de son être. Tout cela est le résultat de la Voix lui parlant de l’intérieur, la Gwqmunalité, dont l’essence est l’expression pleine de l’être et sa protection.   


Le parachèvement de la colossale Oeuvre entreprise par le Peuple reprend le même processus, c’est-à-dire, tout autour de Jean Jacques Dessalines, et Jean Jacques Dessalines Seul. Nous sommes dans un véritable chantier. Cependant avec la Constitution arrive l’art théorique, bien que compressé, la tâche exige. Nous découvrons l’immensité théorique du travail dont parlait Jean Jacques Dessalines au tout début.   

A

Dans la Constitution, le théorème, le Peuple est le Sujet, tel que nous venons de le voir. En effet, Jean Jacques Dessalines ne trébuche pas : « Le Peuple habitant l'Ile ci-devant appelée Saint-Domingue, convient ici de se former en État libre, souverain et indépendant de toute autre puissance de l'univers, sous le nom d'Empire d'Haïti ». Arrêtons-nous sur la formule :  « Le Peuple ... convient ici de se former en État libre». De même que « le Peuple » se fait  « Peuple» par lui-même, de même il « se forme en État libre » lui-même. Lisons dans ce qui précède : il n’y a munal que dans l’acte de se mener soi-même. C’est cela l’idée principale. Le Peuple, comme mun, agit en divinité et son caractère mis en avant est d’être en lui-même, par lui-même et pour lui-même conformément à la Divinité en lui. Le Trait Divin luit par sa Gwqmunité, l’acte de se conduire soi-même Cela ne se fait pas en politique. Dans ce mode d’être tortueux, les gens deviennent peuple par le renoncement à eux-mêmes pour se placer sous la gouvernance extérieur. L’Empire d’AYITI est l’antithèse de la politique, qui est une esclavagisation. C’est cela le combat munal, partant, la Constitution : « Jamais aucun blanc, quelle que soit sa nation, ne mettra le pied sur ce Territoire à titre de maître ou de propriétaire. Cette résolution sera désormais la base fondamentale de notre Constitution. » Ici Jean Jacques Dessalines parle et écrit, quoique bref mais d’une extrêmement puissance et d’une précision excessive.  Il monte quelque chose mais les matériaux sont des mots. Ils sont transparents et ne font voir que le mun. C’est comme s’il tenait une camera à la main et filme. Nous sommes devant un être fait de Divinité et d’objets produits, d’où notre particularité. Le Trait Yunitaire de cet être est son Ubuntu. À l’intérieur de l’Ubuntu loge l’acte de se mener soi-même. Il en est même une des conséquences. La Yunité engendre la Gwqmunité parce qu’elle est le résultat d’un ensemble d’activités qui n’engagent que soi et soi seul. Le simple fait de désirer et de produire le cadre de sa satisfaction appelle sa Divinité. Vivre met ensemble une foule de caractères de l’être que nous sommes, soit le mun. Être, c’est se diriger soi-même en vue de son existence, sa Perfection. Cela est extrêmement important parce que tout, par la communication sans frontières, se passe en soi, dont la fin est immédiatement soi, et que les deux bouts sont liés l’un à l’autre par soi, Centre de l’action, point de départ comme point d’arriver. D’où l’impossibilité de son transfert, même partiellement, tout en demeurant soi. C’est là ce qui explique son importance extrême dans la Dessalinienne, mouvement de soi, pour soi et par soi. 


Dire, par ce qui précède, que la Gwqmunité, comme le fait Sa Majesté l’Empereur Jean Jacques Dessalines, est la base de la Constitution revient à soutenir, sans ambages, que tout dans la Constitution y renvoie en tant que Centre de la Divinité, ici activité du mun, constitution interne et b¼nqyalité. Cela entraîne une conséquence immédiate, «L’esclavage, esclavagisation, est à jamais aboli ». Il faut y comprendre qu’une telle activité n’entre pas dans le cadre de la Divinité, laquelle est une activité en soi, par soi et pour soi. Le mun se reprend en main par l’acte de se faire État par le Peuple. Jean Jacques Dessalines n’a-t-il pas dit : « Quel est ce vil Haïtien, quelle est cette vile Haïtienne, si peu digne de sa régénération, qui ne croit point avoir rempli les Décrets Divins (donc Éternels), en exterminant ces tigres altérés de sang?» L’acte de freiner l’hommalité et, partant, le blancisme consiste à débloquer la marche de l’être munale, alors toute sa substance. La Constitution est comme un tracteur. Par le débrayage elle met en évidence le Soi Munal. Par la Divinité de l’être l’insensé de l’esclavagisation est mis en exergue dans une Chose où la Divinité, faire les choses en elle-même, par elle-même et pour elle-même, est Centrale. Nous sommes dans l’aspect alaw¼nbadr de l’être en question. Jean Jacques Dessalines bat en brèche l’idéologie de l’esclave, laquelle est nécessaire et indispensable à l’hommalité, principe du blancisme. Nous nous rappelons ces paroles du Plus Que Grand, Jean Jacques Dessalines : «Nous ne sommes pas des esclaves mais des condamné-e-s à des travaux des champs». Abolir l’esclavagisation, c’est bloquer tout recours possible à cette pratique nauséabonde par la Constitution en mettant l’accent sur l’Essence d’Ubuntu de notre Munité. Aucun mun n’y est exclu. Il ne suffit pas de mettre en lumière le Mun, il faut attirer l’attention sur l’aspect particulier de l’horreur, ce qui est en cause : « Aucun blanc, quelle que soit sa nation, ne mettra le pied sur ce territoire, à titre de maître ou de propriétaire et ne pourra à l'avenir y acquérir aucune propriété.» Ces paroles sont la conséquence de l’article précédent. Il suit nécessairement d’office l’abolition de l’esclavagistion. Celle-ci est ce sans quoi il n’y a pas de blocage. La logique du discours interdit forcément l’activité blanciste. Le blancisme et ses atha l’ont déplacé pour faire échec à son impact dans le monde. La Constitution condamne sans appel, par cet article, le blancisme pour gordrm, étranger dans le La, à cause de ses activités dont l’objectif est de corrompre la b¼nqjalité. L’article suivant appelle immédiatement une manière de se comporter par rapport à ce mode d’être dans le monde mis en avant, lequel repose sur un savoir Dambala : «Les citoyens haïtiens sont frères entre eux ; l'égalité aux yeux de la loi est incontestablement reconnue, et il ne peut exister d'autre titre, avantages ou privilèges, que ceux qui résultent nécessairement de la considération et en récompense des services rendus à la liberté et à l'indépendance. » Que notre b¼nqy, pour le moment, s’éloigne de la première partie de la proposition. Elle fait un peu penser à un bricolage. Allons directement à la dernière partie qui institue une manière de se conduire en accord avec tout ce qui précède. À partir de tout ce que nous avons appris jusqu’ici, ce membre de phrase met en lumière ce qui est dorénavant le Principe de notre vie dans l’Éternel Empire d’AYITI  :  « la liberté, la nôtre, et l’indépendance », auquel il faut ajouter un autre article «Nul n'est digne d'être Haïtien, s'il n'est bon père, bon fils, bon époux, et surtout bon soldat ». Faisons, comme dans le cas précédent, abstraction des premiers mots pour nous concentrer seulement sur la fin « et surtout bon soldat ». Ainsi le Principe Impérial fait le plein au niveau de la pensée, celle de soi-même, et aussi de l’action, laquelle est la défense, qui l’accompagne toujours. Les actions dérivant de ce Principe, que nous pouvons appeler aussi Principe Impérial, nous définissent. Nous sommes, sans l’ombre d’un doute, enraciné’e’s en nous-mêmes, c’est-à-dire le Soi Munal. C’est la première partie de la démarche de Jean Jacques Dessalines. 

B

Le discours de la Constitution suit une logique impeccable. Nous n’avons pas affaire à une pensée sans suite. C’est quelque chose de bien calculé. La ligne est droite parce que la pensée qu’expose Jean Jacques Dessalines est appelée à être transparente, faire voir le Mun. Ce dont il est question dans la deuxième partie, c’est la gouverne, la Gwqmunité. Nous pouvons aussi l’appeler la construction de l’Autorité car l’État est. L’apparition de celui-ci appelle l’Autorité. Il est mis en évidence les mêmes traits du début de Jean Jacques Dessalines. Nous retrouvons la mise en évidence de la yunité de l’Invincible Général et du Peuple : « Bien convaincus, par une nouvelle expérience et par l’histoire des nations, qu’un peuple ne peut être convenablement gouverné que par un seul, et que celui-là mérite la préférence, qui, par ses services, son influence et ses talents, a su élever l’édifice de notre indépendance et notre liberté.» Le Principe Impérial est indépassable. Nous sommes dans la continuité. Il nous vient tout de suite au b¼nqj qu’il s’agit de l’agir global, un champ d’action plus grand des Citoyennes et Citoyens : « Considérant qu’après une longue série de malheurs et de vicissitudes, il convient d’assurer la garantie et la sûreté des citoyens d’une manière immuable et irrévocable, et que le plus sûr moyen d’atteindre ce but est de décerner au seul chef capable de représenter et de gouverner dignement la nation, un titre auguste et sacré qui concentre en lui les forces de l’État, qui en dispose au dehors et qui en est au dedans la gage de la tranquillité.» La Lettre de nomination de Jean Jacques Dessalines comme Empereur d’AYITI le 25 janvier 1804 Par la parole du Peuple, l’État, dont le Nom est l’Empire d’AYTI, est. Pour qu’il se maintienne, il faut le Principe Impérial et l’Autorité. Les deux pièces sont posées. Ce qu’il faut retenir, c’est Jean Jacques Dessalines qui est à la Source des deux instants de notre mode de vie, l’Empire d’AYITI : « Puisque vous avez jugé qu’il était de l’intérêt de l’État que j’acceptasse le rang auquel vous m’élevez, en m’imposant ce nouveau fardeau, je ne contracte aucune nouvelle obligation envers mon pays; des longtemps je lui ai fait tous les sacrifices. Mais je sens un devoir plus grand, plus saint me lie; je sens, dis-je, que je dois conduire rapidement notre entreprise à son but, par des lois sages, indulgentes pour nos moeurs». La Lettre d’acceptation du 15 février 1804 par Jean Jacques Dessalines. Quel est ce “but”? Rien n’est plus simple à savoir.  Il est question de sa “régénération pleine et entière”, laquelle ne va pas sans la Gwqmunité, qui est l’acte effectif de se doter d’une Autorité. C’est de cela qu’il s’agit dans les paroles que nous venons de voir. Le Nom que prend la Gwqmunité dans le contexte qui est le nôtre est l’Éternel Empire d’AYITI. L’Autorité est l’expression la plus puissante. Tout d’abord elle assure et garantit ce que nous devons obligatoirement conserver nous-même en tant qu’Ubuntu, soit notre Gwqmunité, dans toutes les sphères de notre activité, et spécialement l’Autorité, qui est l’Espace chargé de veiller sur nous afin que tout aille bien entre nous, soit selon l’Ordre Munal, et d’assurer les prises de décision qui n’exigent qu’une voix particulière, par exemple le respect des intérêts du Peuple, lesquels ne peuvent venir que du Peuple lui-même et parler avec le dehors, selon l’élan de se maintenir de l’Empire d’AYITI, fondé sur des Décrets Divins, alors “Immortels”. C’est une exigence de l’Ubuntu. 


Jean Jacques Dessalines est le seul qui soit capable d’accomplir cette exigence. Ce n’est pas une disposition arbitraire car elle vient du Peuple Ancestrale. La yunité parle. Il faut bien comprendre que c’est la Voix du Corps Munal. Il y a, toujours d’après ce qui est dit, accord total entre Jean Jacques Dessalines et les autres. D’où le peuple et ensuite l’État. Ainsi l’objectif poursuivi s’obtient forcément dans la continuité de la yunité. Nous nous rappelons bien ce que disait Jean Jacques Dessalines : « Vous qui ne faites aujourd’hui qu’un même tout, qu’une seule Famille … maintenez cette précieuse concorde, cette heureuse harmonie parmi vous; c’est le gage de votre bonheur, de votre salut, de vos succès; c’est le secret d’être invincible » Lois sous le règne ... page 28, Dessalines le 28 avril 1804  » Pour arriver là, il faut passer par Jean Jacques Dessalines tel qu’auparavant : « Le gouvernement d'Haïti est confié à un premier magistrat qui prend le Titre d'Empereur et Chef Suprême de l'armée.»  Comprenons bien! Le Titre d’Empereur est lié à la yunité, nous l’avons vu ci haut. Il va tout droit à Jean Jacques Dessalines. Parler de yunité, c’est désigner les parties de l’Être Munal dans leur Ubuntu. C’est pourquoi Jean Jacques Dessalines en est le dépositaire : «Article 20 : Le peuple reconnait pour Empereur et Chef suprême de l'armée, Jacques Dessalines, le Vengeur et le Libérateur de ses concitoyens et concitoyennes; on le qualifie de Majesté ainsi que son Auguste épouse l'Impératrice » Nous voyons le Peuple Ancestral en action en tant que celui qui maintient en lui «le Dépôt Sacré », soit la Gwqmunité. Le Peuple Ancestral, par son caractère de Gouvernant Immortel, ne peut pas se faire représenter dans un domaine qui lui est irrévocable et irréversible, il agit lui-même. Il est en tant que tel. Puisque jean Jacques Dessalines est du Peuple, toujours par la yunité seconde, il participe au même titre à l’acte. Le Titre d’Empereur est aussi fondé en lui. C’est à ce titre qu’il est le Fondateur de l’Empire d’AYITI. Attention ! Être le Fondateur de l’Empire d’AYTI signifie celui en qui est l’Institution Impériale. L’Empire d’AYITI est a priori puisqu’il est le Corps Munal. En tant que tel, il est une Oeuvre Divine. Cependant son Érection dans le monde sensible est l’Oeuvre de Jean Jacques Dessalines : « Si quelques considérations justifient à mes yeux le titre auguste que votre confiance me décerne, c’est mon zèle, sans doute, à veiller sur le salut de l’empire, c’est ma volonté à consolider notre entreprise». Par la partie sensible Jean Jacques Dessalines manifeste ce qui est Immortel. Ainsi Jean Jacques Dessalines et l’Empire d’AYTI sont une seule et même chose, quelque chose de massif. C’est tout le travail de Jean Jacques Dessalines qui est à la source de l’Érection de l’Empire d’AYITI. Tout cela arrive par l’accord de son être badr avec les autres :  «Puissent mes successeurs suivent la marche que je leur aurai tracée! C’est le système le plus propre à consolider leur puissance : c’est le plus digne hommage qu’ils pourront rendre à ma mémoire. Dessalines 28 avril 1804» Jean Jacques Dessalines et l’Empire d’AYTI sont irrévocablement yun. 


La Constitution est dans la logique de l’indissociabilité de l’Empire d’AYITI et Jean Jacques Dessalines par l’Être de celui-ci : « Article 24 Il sera affecté, par l'État, un traitement annuel aux enfants reconnus par Sa Majesté l'empereur». Et ce n’est pas tout : « Les enfants mâles reconnus par l'empereur seront tenus, à l'instar des autres citoyens, de passer successivement de grade en grade, avec cette seule différence que leur entrée au service datera dans la quatrième demi-brigade de l'époque de leur naissance». Les Enfants de Jean Jacques Dessalines sont dans le Peuple de Dessalines comme dans la Sphère du Titre de l’Empereur. Ils sont devenus des Enfants du Titre d’Empereur, celui par qui est passé leur père biologique, celui qui a reçu leur père et que leur père a reçu pour devenir l’Empereur. Cela ne se fait pas sans grande raison. C’est que pour que l’Empire d’AYITI puisse se maintenir dans l’Immortalité, Jean Jacques Dessalines en qui il

est, doit être immortel. La seule et unique façon que cela soit possible est par les chromosomes de Jean Jacques Dessalines lui-même. Il n’y a que les Enfants de Jean Jacques Dessalines qui portent ses chromosomes. Les Enfants de Jean Jacques Dessalines sont alors les Garantes et Garants de l’Empire d’AYITI, l’Éternel Empire d’AYITI.  Ces Enfants sont en yunité avec le Peuple Ancestral par l’Ubuntu et aussi par l’Empereur d’AYITI, leur Père. Ainsi ils comme elles portent l’Empire d’AYITI : «un Titre auguste et sacré qui concentre en lui les forces de l’État ».  Les Enfants, par « les forces de l’État » en eux et elles, maintiennent l’Institution et peuvent intervenir en toutes circonstances là où leur Essence l’exige. Le maintien et la pureté de l’Empire d’AYITI ne sont pas négociables. Elles comme ils, sur le plan constitutionnel, sont l’Empire d’AYITI. Tel est l’Ordre Impérial ! C’est tout un exploit réalisé par Jean Jacques Dessalines.

 C 

La yunité de l’Éternel Empire d’AYITI

La logique de Sa Majesté Jacques Ier est implacable. Ici encore, comme jean Jacques Dessalines et son Peuple, par la Volonté d’être en soi, par soi et pour soi, ne forment qu’un Tout, Sa Majesté Jacques 1er et son Peuple Impérial sont un et pour les mêmes raisons  : « Le peuple reconnait pour Empereur et Chef suprême de l'armée, Jacques Dessalines, le vengeur et le libérateur de ses concitoyens ; on le qualifie de Majesté ainsi que son auguste épouse l'impératrice. La personne de Leurs Majestés est sacrée et inviolable.» Le modèle munal est ici au plus profond de lui-même. Sa Majesté entraîne son épouse avec lui comme le Titre d’Empereur le fait pour ses Enfants. Cela ne s’arrêtera pas là. L’État, dont le Nom est l’Empire d’AYITI, est une Famille, ayant pour Père l’Empereur : « Toute acception de couleur parmi les enfants d'une seule et même Famille, dont le chef de l'État est le Père, devant nécessairement cesser, les Haïtiens et Ayitiennes ne seront désormais connus que sous la dénomination génériques de Noir-e-s.» Nous retrouvons ici le même vocabulaire employé ailleurs : « Noirs et jaunes, que la duplicité raffinée des Européens a cherché si longtemps à diviser, vous qui ne faites aujourd’hui qu’un même tout, qu’une seule famille …» page 28, Dessalines le 28 avril 1804. C’est dire que l’idée est forte et d’une grande importance. D’où lui est-elle venue cette force et cette puissance ? Dans sa munalité sans aucun doute par son fond d’Ubuntu : «Maintenez cette précieuse concorde, cette heureuse harmonie parmi vous; c’est le gage de votre bonheur, de votre salut, de vos succès; c’est le secret d’être invincible »page 28, Dessalines le 28 avril 1804.  La yunité de l’Empire d’AYTI, qui est son fond d’Ubuntu, est son Invincibilité. Notre Salut est notre Être. C’est pourquoi il faut être toujours auprès de soi-même en tous points. Dans l’Empereur, Siège Munal, tous et toutes deviennent un seul et même être. «les enfants d'une seule et même Famille, dont le chef de l'État est le Père » Ces termes reviennent souvent : «Les citoyens haïtiens sont frères et soeurs entre eux ». Cela explique le pourquoi la discrimination est impossible ;«Toute acception de couleur parmi les enfants d'une seule et même famille, dont le chef de l'État est le père, devant nécessairement cesser » et même plus : « les Haïtiens et Ayitiennes ne seront désormais connus que sous la dénomination génériques de Noirs. » Ce point, l’unité par le “noir”, est d’une secousse sismique dans le domaine de la conception de soi, il revient plus loin dans le symbolisme de l’Empire d’AYITI:  «Les couleurs nationales sont noires et rouges ». Nous savons que le “noir” n’est pas une couleur mais plutôt le lieu d’où descendent les couleurs parce qu’il n’est pas en soi déterminé. Dans la Constitution de l’Empire d’AYITI il symbolise la yunité, l’Ubuntu, qui est l’Essence, alors le MUN. La proposition de Jean Jacques Dessalines fait abstraction de tout ce qui est sensible du mun pour mettre en exergue l’Essence Munale, la yunité. N’est-ce pas une nouvelle ère, la Munale ! Bien évidemment. Nous entrons, faut-il le dire, dans l’Éternité effective de la Négro-Divinité, cheminement vers la Perfection. «Quel peuple a combattu pour Nous !», dit Jean jacques Dessalines, et surtout « Considérant qu’après une longue série de malheurs et de vicissitudes,...», le chemin tracé est proprement Nous. Alors notre munité n’est pas affectée d’un iota par ces méfaits. Ne sommes-nous pas, Nous, l’Ancestral, l’exceptionnel, la Divinité Incarnée! Nous sommes et demeurons auprès de nous-mêmes, l’Être éternel. Alors « Nul n'est digne d'être Haïtien, Ayitiennes, s'il ou elle n'est bon père, bonne mère, bon fils, bonne fille, bon époux, bonne épouse, et surtout bon soldat, bon soldate ». L’adjectif “bon” signifie la conformité au Soi Munal, la yunité, la concorde ainsi que l’incitation à la voie éducative pressante pour y arriver. L’Ancestralité est la manifestation de l’Ubuntu. 

D

L’Autorité

Ne lisons-nous pas dans la Constitution ce qui suit : « Le gouvernement d'Haïti est confié à un premier magistrat qui prend le Titre d'Empereur et Chef Suprême de l'armée.» C’est exact. Il est question, dans le cas de l’Éternel Empire d’AYITI, de ce que nous appelons l’Impériat, l’Instance qui est la Porte, l’Unique Porte, et le Lieu d’où agit globalement le Peuple-État. Cela peut surprendre plus d’un que nous ayons besoin d’une telle instance. En effet en Ubuntu effectif, nous sommes en pleine conscience de soi. Nous agissons conformément à ce que nous sommes. Alors dans un tel contexte, la Gwqmunité, pourquoi l’Autorité, dans le monde sensible, se demandera-t-on ?  Bien évidemment il n’est pas possible de discuter de ce sujet ici à cause de sa complexité. Nous pouvons simplement dire que la situation d’Ubuntu appelle par le fait même l’Autorité. Il s’agit d’un contexte d’interdépendance et cela ne va pas sans les dons. Elles s’inscrivent également dans le systèmes de dépendance mutuelle. Il est tout à fait normal de produire des nécessités qui font passer par d’autres badr pour leur accomplissement. Le fait de parler de choix en matière de Gwqmunité laisse clairement entendre que la Constitution fait référence à cette aptitude munale. L’exemple de Jean Jacques Dessalines comme choix confirme l’idée. Pour bien maîtriser l’idée d’Autorité, il faut accéder à la spécificité du mot d’Autorité en art de se diriger soi-même dans l’Empire d’AYITI. C’est Jean Jacques Dessalines lui-même qui nous introduira dans la sémantique professée dans le Système impérial Ayitien :  «Un souverain dont la gloire réside dans celle de son pays, qui n’a incessamment pour objet que les intérêts et la prospérité de ceux dont il tient sa puissance » p 43, le 12 avril 1805 ». L’ordre lexical se dessine ici à grands traits,  « les intérêts et la prospérité». Cela n’est pas du tout flou. C’est tout le contraire. Il y a d’entrée de jeu, Jean Jacques Dessalines tel que nous le connaissons, celui qui se place au service des autres en les faisant passer avant ses intérêts personnels, c’est-à-dire qui est là pour satisfaire d’abord leur objet de dépendance. Ce n’est pas sans bénéfice de sa part puisque, sous le même angle, il dépend également d’eux : « Un souverain dont la gloire réside dans celle de son pays». Il est d’abord au service de son  «Pays » en lui devant «la Gloire» dont il a, lui aussi, besoin, et en obtenant d’elle, cette  « gloire », la sienne propre, « sa Gloire ». Il y a là incontestablement l’interdépendance, ici, entre celui ou celle qui tient la Puissance et son Peuple. Alors « les intérêts», dont il est ici question, sont ceux du Peuple dans le sens qu’ils viennent directement de lui non pas de Sa Majesté, qui déciderait à sa place et qui les lui imposerait. Ce serait contraire au sens même de dépendance et d’interdépendance. Selon ce Mbwa l’Empereur reçoit du Peuple la demande de ce que celui-ci juge utile à son être, autrement dit, les exigences de celui-ci, et s’y soumet selon le tableau auquel il nous habitue, se dédier d’abord à son Peuple. Par son talent en la matière il est appelé à trouver les moyens qu’il faut à son Peuple, en fait ce qu’il lui réclame. C’est là ce qui explique la désignation de celui ou celle qui vient après lui ou elle. Cette désignation se fait par le don spécifique, on imagine par la responsabilité en question. On arrive à l’Impériat, comme jean Jacques Dessalines, par l’identification des dons de trouver les moyens de satisfaire les  «Intérêts » du Peuple. Cela n’est pas une fin en soi. La satisfaction des  « intérêts » est en vue de  «La prospérité » du Peuple. La prospérité est nécessaire et indispensable car elle est le lieu d’exister, abstention de tout ce qu’il faut pour être en accord avec soi-même. Voilà ce que c’est que la Gwqmunité ! Elle est calquée sur le Soi et ses propres activités, les exigences qui en découlent et la satisfaction de celles qui sont à notre portée, puis l’abandon des celles qui relèvent du talent, de ses compétences, à Sa Majesté en vue de la prospérité de tous et toutes sans exception. Tout cela se fait selon le Mbwa de l’Ubuntu.    

E

Le système de production dans l’Empire d’AYTI

Cela nous amène à parler de la production dans l’Empire d’AYITI. Il faut entendre la production sur le plan global. Disons tout de suite qu’en Ubuntu on ne compétitionne pas parce que notre caractère multiple n’est qu’en vue de s’assister mutuellement. Nous sommes, en effet, par l’interdépendance, son activité, et celle-ci produit un nœud appelé w¼n, laquelle rassemble tous les singuliers en un TOUT, dont chacun dénommés par le fait même Badr, ce qui signifie que l’un n’est qu’avec les autres. Il n’y a aucune possibilité de se déconnecter, soit défaire le noeud. La Yunité génératrice du mun, le lakort, est le w¼n-badr. C’est cela l’Ubuntu. S’il en est ainsi, c’est parce que notre constitution interne fonctionne sous le mode de la communication généralisée, soit absence de frontières. De la communication généralisée naît ce qu’il nous faut, à chacun-chacune de Nous. Ces expressions sont nous-mêmes car elles se forment en nous, par le moyen de l’automaticité génératrice, l’originelle. Elles sont Nous. Nous sommes soumis, soumises à elles, donc à soi. C’est par elles, ces exigences, que nous sommes appelé-e-s à exister en les satisfaisant. Il s’ensuit que cela ne va pas sans activités, mesurés et commandées, puis forcément massives, compte tenu du mouvement constant de notre corps. Il ne faut pas voir dans les activités mesurées une sorte de limite mais plutôt un mouvement conforme à ce que nous sommes. Nous tournons sur nous-mêmes. Il s’ensuit que nous devons produire pour répondre à nos exigences, soit ce qui nous exprime. Il découle de cela que nous sommes dans la vie pour agir. Cela nous est imposer de l’intérieur, par notre constitution interne.


En ce qui concerne cette tâche, chacune-chacun a plein d’idées dans la tête, ce qui est tout à fait normal. Ce sont les moyens qui manquent. C’est là qu’intervient l’Autorité. Jean Jacques Dessalines dit tout haut que  « Nous avons tous combattu et ce que nous avons gagné nous revient à nous toutes et tous sans distinction; j’entends qu’il soit distribué ainsi ». L’Autorité joue le même rôle que la communication généralisée. A elle il revient de mouvoir là où est ses responsabilités. Elle rassure et garantit. Ainsi par ces paroles l’Autorité fixe pour tous et toutes le nécessaire et l’indispensable pour entrer en mouvement sous la dictée du soi. L’Autorité travaille en collaboration avec le soi, au mieux, elle la communication sans frontières dans l’Ordre Impérial, soit externe. Cependant plusieurs veulent s’emparer de tout sans rien laisser aux autres. L’Autorité n’est pas soumise au désordre. Jean Jacques Dessalines, l’Autorité, rassure qu’il ne se passera pas ainsi et que tout le monde aura sa part. Il permet ainsi de rester à l’ordre constitutionnel interne et l’ordre externe, l’Impériat. Sa certitude clos ce chapitre. 


Maintenant Sa Majesté passe en mode prospectif. Lui, qui est l’être sur qui repose toute cette responsabilité, se projette en avant et commence à organiser le comportement des badr par rapport à ce qui précède : «La qualité de citoyen haïtien est suspendue par l'effet des banqueroutes et faillites. » La chose est gravissime, compte tenu de la décision. Nous ne devons jamais oublier que nous sommes dans l’Éternel Empire d’AYITI. Il est le lieu de l’existence. Nous ne pouvons pas concevoir un autre lieu, il n-y en a pas d’autre. Il faut tout faire pour s’y accrocher. La Constitution circonscrit le seul lieu d’être et exister. C’est cela sa vocation. Ainsi nous ne pouvons pas prendre à la légère ce qui y est dit. Aucun autre lieu n’est en présence de la Constitution. Ce qui est est ce qui y dit. Il est dans la Constitution même. Faire banqueroute, c’est se retrouver en situation de dégénérescence, mais pas la dégénérescence à plat, ce qui rend l’avenir incertain. Cela peut arriver, la chute. Ce qui est la perte de soi-même à l’avantage de l’hommalité. La punition est à craindre. Ce n’est pas de ce seul risque qu’on cherche à faire échec. Il y a une autre chose en plus à éviter. C’est elle qui fait voir ce qui est visé dans la pensée de la Constitution : «La faculté n'est point accordée aux pères et mères de déshériter leurs enfants. » L’objet précisément est la peur de ne pas disposer de moyens nécessaires et indispensables pour l’activité dans l’Empire d’AYTI tel qu’il est institué pour s’accomplir, soit cheminer vers la Négro-Divinité, la Perfection. Toutes et tous doivent pouvoir se vivre conformément à sa constitution interne, son Soi Munal. Dans l’Éternel Empire d’AYITI tous les badr doivent être en mouvement. Le mouvement, c’est sans cesse en train de calculer, d’évaluer, de produire, tout cela concernant le lien entre les exigences du soi et la force de la production en cours. Ralentir, en cas de surabondance, augmenter, non en fonction du gain mais de ce qu’il faut à l’être, là où elle est trop faible. La production est au service de l’Empire d’AYITI, elle alimente la concorde, donc la yunité. C’est une gestion globale. Aucun mun ne doit être en état d’abandon parce qu’il est partie prenante du TOUT Impérial. Le mun est la gestion de son Ensemble de son corps. Il faut empêcher qu’un badr perd sa place. Il sera en rupture avec la munité, donc soi-même.


Ce n’est pas la situation de droits de l’homme, laquelle est régie par la liberté. Là pour vivre, il faut faire usage de sa liberté, un des droits naturels. L’enjeu est qu’on perd ou qu’on gagne. Comme le dit en résumé si bien le philosophe états-unien, Robert Norzick, de 1938 à 2002, professeur à Harvard et auteur du livre Anarchie, État et utopie : “On est responsable de l’usage que l’on fait de sa liberté; si l’on gagne, alors, bravo: si l’on perd, on n’a personne à blâmer: aucune aide étatique pour vous”. Le philosophe du droit préconise un État minimal.  Ce que cela donne, c’est le libéralisme notamment à la Ronald Reagan et Margareth Thatcher. Avant toute chose il est question de la philosophie politique dérivée des droits de l’homme, du philosophe anglais, Thomas Hobbes. « L’homme, dit-il, c’est l’individu ». Il n’est pas question de yunité. Cette pensée devient le socle de la politique moderne : « les libertés anglaises sont désormais garanties par l’Habeas Corpus et la Déclaration des droits>>;« (…) Le gouvernement, lit-on dans la déclaration française, est institué pour garantir à l’homme la jouissance de ses droits naturels et imprescriptibles»; ensuite la déclaration d’indépendance états-unienne repose sur les droits naturels qui constituent l’homme : <<Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits.» On est loin de la pensée politique blanciste dans l’Empire d’AYTI.


La pensée de l’Organisationnelle Ancestrale Dessalinienne, exposée clairement dans la Constitution, a mis en échec la monstruosité blanciste, le système des droits, une savqnie, sauvagerie assassine, là où le vivre ensemble est un mode d’enchâssement ou de subordination des autres à soi, une esclavagisation, par la priorité au gain. Hobbes a institué le système libéral, le blancisme français marche dans ses traces: « La loi ne reconnaît point de domesticité ; il ne peut exister qu'un engagement de soins et de reconnaissance, entre l'homme qui travaille et celui qui l'emploie.». La déclaration des droits et du citoyen de 1793. Qui va travailler pour qui ? Les “esclaves” vont travailler pour les maîtres puisque ce sont eux qui sont et restent les propriétaires. La structure d’esclavagisation, qu’ils appellent “l’esclavage,  demeure. Il n’y a là rien d’étonnant car c’est cela la politique. Sa Majesté l’Empereur Jean Jacques Dessalines, l’Invincible Général et Éternel Vainqueur de Napoléon Bonaparte, porteur du blancisme à son époque, résume la condition française comme suit : «Esclaves !... Laissons aux Français cette épithète qualificative ; ils ont vaincu pour cesser d'être libres ». C’est toute la révolution française qui est ici mise en sac à ordures par Jean Jacques Dessalines. Le Plus Que Grand, Jacques Ier, tourne en dérision l’exploit français ou blanciste, les deux termes sont interchangeables, pour aboutir à cette proposition dont le sens est équivalent à l’immensité : «Marchons sur d'autres traces», soit l’Ancestralité, dont le Texte Phare est la Constitution promulguée le 20 mai 1805 à Dessalines, Capitale de l’Éternel Empire d’AYITI. Nous tourner contre l’Ancestralité, ce serait nous laver la main pour l’essuyer à terre, ce qui équivaudrait à : «Et quelle déshonorante absurdité, dit le Grand Sachant Jean Jacques Dessalines en matière d’Organisationnelle, que de vaincre pour être esclaves  », à savoir que suivre la doctrine des droits naturels de l’homme, qui est en tous points une dégénérescence, et la politique qui en découle. Aucun mun ne travaille ni ne peut travailler pour un autre  parce que nous sommes ubuntu et, par conséquent, Gwqmun. À chacun-chacune son activité toutefois cela n’exclut pas l’association pour multiplier la main d’oeuvre et son impact positif sur l’efficacité. 

Voilà, en bref, ce qu’il faut entendre par :   « Jamais aucun blanc, quelle que soit sa nation, ne mettra le pied sur ce Territoire à titre de maître ou de propriétaire. Cette résolution sera désormais la base fondamentale de notre constitution. »


Les blancistes et les bunda qmr, alors les atha, ont conçu le plan d’assassiner Sa Majesté l’Empereur Jean Jacques Dessalines, le Plus Que Grand, pour avoir mis en forme dans le monde sensible l’Éternel Empire d’AYITI, une Oeuvre à nulle autre pareille, et qui met en échec leurs velléités de recréer le monde. Heureusement ils ne sont parvenus pas à, et ne pouvaient qu’à cela, supprimer son corps physique, à cause de la Divinité Incarnée de son Être et du Texte Phare, la Constitution, Seul et Unique Grand Héritage Littéraire de notre système solaire.

Conclusion

Nous sommes arrivé à la fin de notre promenade dans le paysage sacré de la Constitution de l’Empire d’AYTI. Ce texte, même s’il n’est pas un contrat social, pour reprendre le vocabulaire des blancistes, parce qu’on ne contracte pas avec soi-même, ouvre notre champ de savoir de nous-mêmes et nous, les Négresses et Nègres de tendance ancestrale, amène à nous rapprocher encore plus de nous-mêmes pour nous savourer passionnément et nous partager abondamment avec tous ceux et celles qui sont encore loin d’eux-mêmes et qui nourrissent la vive envie de se découvrir pour être enfin, comme nous, auprès d’eux-mêmes.   

En guise de conclusion il y a un point assez intéressant à soulever dans notre étude de la Constitution, promulguée le 20 mai 1805 à Dessalines, Capitale de l’Empire d’AYITI. Pour la première fois nous traitons de ce point. Il ne nous a jamais intéressé, cela à cause de son caractère ridicule. En effet arrive dans notre Constitution , comme un cheveu sur la soupe, ce qui suit :  « Article 2.

Après le décès de l'empereur régnant, lorsque la révision de la Constitution aura été jugée nécessaire, le Conseil d'État s'assemblera à cet effet et sera présidé par le doyen d'âge.» Ces propos sont intéressant dans le sens qu’ils mettent en évidence une pratique courante dans l’espoir d’assombri quelque chose de gênant. Au lieu de répondre à l’attente de leurs auteurs, ils font exactement le contraire. En effet comment souhaiterait-on entrer une aussi ridicule pensée dans la Constitution sans douter de sa capacité à atteindre l’objectif fixé, un objectif immédiat. Tout d’abord, le premier membre de phrase comporte une idée générale; le deuxième comporte une idée du futur et aussi une durée assez considérable entre les deux moments. La troisième partie de l’action envisagée annonce l’attitude de l’instance qui est au centre du jugement. Le message qu’envoie l’énoncé est que l’Empire d’AYITI n’est plus administré par Sa Majesté. Ce que fait voir en tout premier lieu la phrase entière au cours de cette période relativement longue, c”est  l’Institution Impériale sans Empereur ou Impératrice. Cela est une absurdité quand on sait que :  «Article 26. L'Empereur désigne son successeur et de la manière qu'il le juge convenable, soit avant, soit après sa mort. » l’article 2 obscurcit la présence du successeur de l’Empereur régnant décédé et passe la manche au conseil d’État.


La difficulté en entraîne une autre. En effet le premier sens de la phrase parle, semble-t-il, du décès normal. Pourtant, paraît-il, qu’une personne, en se fiant à une autre, soutient que le conseil d’État, à l’assassinat physique de Sa Majesté Jacques 1er , entre en action pour appliquer l’Article 2 et destitue l’Empire d’AYTI. Pourtant Sa Majesté Jacques II est désigné par son père, Sa Majesté Jacques 1er prévoit l’occupation du Trône par Sa Majesté l’Impératrice Claire Heureuse Dessalines en cas de contrariété immédiate jusqu’au moment où tout rentre dans l’ordre. Dans ce cas de figure, le conseil d’État décide par lui-même et agit. Rien dans le texte de l’article 2 dit que le conseil d’État est doté d’un tel pouvoir. Nous n’y lisons pas non plus que l’instance en question évalue la situation et parvient elle-même à la conclusion que la situation est celle qui est prévue. La seule chose, il est dit qu’il a la responsabilité de la révision et

que cette tâche sera présidée par tel type de personne. L’autre difficulté, l’action attribuée au conseil d’État n’a pas eu lieu dans la durée. Au lieu de courir après les parricides afin de les juger et les punir, il privilégie le coup par la destruction de l’Oeuvre Grandiose Ancestrale, suivant ce qu’on a rapporté. En dehors du temps prévu

dans l’Article 2, c’est-à-dire l’immédiateté avec laquelle se fait le travail rapporté au conseil d’État, celui-ci accuse sa participation au coup. Le conseil en question est formé

de militaires :  «Du Conseil d'État. Article 38. Les généraux de division et de brigade sont membres-nés du conseil d'État et le composent.» Ce statut est en obstacle à de

tels actes :  «Article 4. La force armée est essentiellement obéissante, nul corps armé ne peut délibérer. » Comment le conseil d’État fait-il pour fonctionner, s’acquitter de sa tâche? Il est dans l’illégalité. Son action, comme son activité, est donc nulle et non avenue.  



L’autre point difficultueux, comment le conseil d’État a-t-il fait pour détruire l’Empire d’AYITI, lequel est fondé sur des Décrets Divins immortels? Il n’y a rien de plus absurde. Dans l’histoire qu’on raconte, notamment la Constitution, l’église de Rome a ordonné qu’on change certains points dérangeant pour le blancisme? Plusieurs histo-à-riens, comme le Karukeran Edy Edward LeSaint aime à les nommer, se sont pliés aux ordres

du Vatican. Par exemple, il est dit : « Article 23. La couronne est élective et non héréditaire» pour enchaîner avec l’ Article 26. « L'Empereur désigne son successeur et

de la manière qu'il le juge convenable, soit avant, soit après sa mort.» Quelle monstruosité ! Cela n’impacte pas les histo-à-riens. On arrive au Trône Impérial par l’élection ou par la désignation, non les deux à la fois. Il leur manque de sens logique. Cela s’explique par le fait qu’ils n’ont pas la science du langage. Ce n’est pas le seul cauchemar qui nous arrive des histo-à-riens. En voici un autre : «Nous, mandataires soussignés, mettons sous la sauvegarde des magistrats, des pères et mères de famille, des citoyens et de l'armée, le pacte explicite et solennel des droits sacrés de l'homme et des devoirs du citoyen ». C’est la pensée contre laquelle se battent nos Ancêtres. En Impérialité Ayitienne il n’y a ni de “droits de l’homme ni de devoirs du citoyen”. Sa Majesté nous a clairement invité à “marcher sur d’autres traces”. il y a une explication juste à cette mascarade. Pour faire passer le coup, nous l’avons aussi vu ailleurs, ils tentent par tous les moyens de rapprocher l’Oeuvre Ancestrale du blancisme quitte à entrer en collision frontale avec les déclarations de Jean Jacques Dessalines. L’objectif que nous soulignons est en adéquation avec la réalité parce qu’ils se servent toujours de ces jugements pour justifier leur ralliement à la république d’Haïti et leur rapprochement entre au blancisme. 

 

Pour la Maison Impériale Dessalines, l'Empire d'Ayti, Éternel Empire de Tóya-Dessalines, Empire de la Gwqmunalité, que l'ennemi et sa gang, présents sur Notre Territoire Impérial, croyaient à tort avoir à jamais englouti :

HRH Sa Majesté Le Prince Weber Tiécoura Dessalines D’Orléans Charles Jean Baptiste, 7e de la Génération du Couple Impérial, Marie Claire Heureuse Félicité Bonheur et Jean-Jacques Dessalines, IIIe de la lignée des Empereurs d'AYITI, et Garant de la w¼nité du lakort, l’ordre du Nous, et l’Empire Tóya-Dessalines, Spécialiste et professeur de la science de la politique, théoricien de la politique, notamment du blancisme, et théoricien de la munalité, soit l’Existentialisme VudUn.

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