L’Orchestre Septentrional du Cap, la Boule de Feu, est mort ou, pour être plus précis, s'est éteint

 




La Boule de Feu du Cap s'est éteinte  



Là, sous nos yeux, en direct, s’en est allé le très populaire Orchestre Septentrional, connu sous le rythme endiablé, La Boule de Feu. Septen, comme la population aimait à l’appeler, a rejoint la très grande majorité des groupes de musique de son temps disparus, tels que Riverside du fameux artiste Gérard Dupervil, le Super jazz des jeunes, l’Ensemble Nemours Jean-Baptiste, l’Ensemble Weber Sico, le Trio sélect devenu Coupe Cloue, les minis, tels que les Ambassadeurs, les Fantaisistes, Volo Volo, Toto nécessité ...



Prenons le temps de lire! Le texte est simple, donc léger, mais puissant et salutaire. Tout ce qu’il nous faut pour notre infinie protection, un impératif de Notre Éternelle Victoire. 


Partager massivement, d’abord, et communiquer, ensuite, avec eux tous et toutes en vue de les inciter à agir vite ! Le temps presse!

Décret 0000000 dimanche 20 septembre 2026 respect du Soi Munal, du cadre, de la compétence, la stabilité et la continuité sans oublier la haine du désordre et de la savqnie0000000  

La Famille Impériale et la Ville de Dessalines prennent la parole 7 - 9 - q = © Tous droits réservés


q = an, u = ou =, w = r, r = ê, c = in, h = ch, e = é, ¼ = on, ñ

 

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Administration impérial rétabli


L’esclavagisation est le crime contre Busa ou contre le Nègre et la Négresse, Terrienne,





Terrien.


AYIBOBO !


A


La perte de l’Orchestre Septentrional du Cap n’est pas dû au suicide, ni à l’assassinat, ni à la vieillesse, tout cela physiquement, mais à la maladie-lakay ou l’haïtianité esclavagisante, inventée par le blancisme pour faire échec à toute entreprise des Négresses et Nègres, Vainqueurs de la savqnie, sauvagerie en système.

 


La maladie-lakay se forme par la pratique du soi social kuku, de l’ignorance des frontières ou des limites, des règles et du savoir au sein de tout Ensemble nègre. En conséquence, cet état entraîne le mépris et le rejet de l’autre, l’insensibilité et la confiance démesurée en la sentimentalité, comme seul et unique moyen de calcul et d’action. Ce sont là des traits tirés du blancisme. Ils se transmettent par un certain lien serré entre le blancisme et l’autre. Celles et ceux qui en sont atteints n’écoutent qu’eux-mêmes, comme dépositaires du blancisme. Il ne faut surtout pas leur demander ce qu’ils font parce qu’ils ne comprendront certainement pas. Ils s’inclinent à ne faire qu’à leur tête. Le résultat de tout ça est le risque, de toutes sortes, qui tourne autour de nous.  



Le cas de Septen

Il faut apprendre à vivre sans la présence physique de l’Orchestre Septentrional du Cap. Nous savons très bien que cela ne sera pas facile pour ceux et celles qui l’ont toujours connu. Il viendra sans cesse nous hanter, le jour comme la nuit, parce qu’il est inscrit en nous, que nous soyons fans ou non. Notre capacité de rétention appelée la mémoire a cette particularité qu’elle rumine tout ce qu’elle a ingurgité afin que le sujet, au cours du processus de formation de soi, ici sa singularité, puisse choisir ce qui est à maintenir pour se l’y intégrer ensuite, et écarter, soit pour le moment ou définitivement. Tout cela se fait presque spontanément. 


Le sujet, dans ce cadre-là, est appelé à agir involontairement. Il peut s’acquitter de sa tâche activement ou passivement ou les deux manières à la fois. Dans le cas qui nous intéresse, il réorganise sa vie en fonction de la réalité, c’est-à-dire ce qui se fait présentement dans le domaine artistique. Il y a des groupes de musique actuels comme ceux du passé qui continuent de rouler. Ces derniers, puisqu’ils sont du passé, portent en eux, tout en étant présents, le souvenir d’hier. Le passé se définit en ces termes. Sur ce point ils peuvent être d’un grand soutien. C’est le moment de se tourner vers eux, ces groupes du passé. À eux seuls ils ne peuvent pas assurer aux gens de l’époque lointaine une pleine satisfaction. Aller vers les nouveaux est un impératif de l’équilibre pour prendre en charge le présent du passé. Il y a bien évidemment une partie dans la mémoire, à ce sujet, qui n’est pas récupérable, en musique, donc le plaisir, comme en toute chose. Elle reste toujours présente en nous et ne peut pas s’effacer. Car la vie, c’est ça, elle se déroule dans un présent continu. 



Pour cette partie le recours à un monde parallèle s’impose, cela veut dire vivre par imagination, en régurgitant, et même renforcer, là où cela s’impose, certaines scènes en inventant d’autres comme compléments, toujours dans le même cadre, ce qui est impropre à l’haïtianité de l’esclavagisation qui s‘installa après l’assassinat physique de Sa Majesté Jacques 1er. En d’autres mots elle s’y oppose parce que cela rend inefficace la nouvelle réalité, une réalité inventée pour faire échec à l’Ancestralité. Elle vise à détruire, par la suppression, le souvenir d’hier. Dans le cas qui nous concerne il faut s’y accrocher. Nous le faisons tous et toutes, se dédoubler, dans une multitude de circonstances et c’est un trait de la vie. Ce moyen nous est donné pour mieux résister à des situations douloureuses et se projeter vers l’avenir. Ainsi tantôt on est ici, tantôt on est ailleurs, par la pensée. On voyage constamment dans deux mondes. Il n’y a pas d’autres méthodes aussi efficaces pour garder ou rétablir notre katrl badral, c’est-à-dire notre capacité singulière globale, être ferme, solide et bien enraciné(e). 



Nous finissons, tôt ou tard, par nous accommoder même avec un morceau de musique massacré dans la réalité, une composition que nous adorions dans le temps et qui nous transportait loin dans le futur, mais qui tombait sous les griffes venimeuses de ces sans-pitié. Nous avons l’exemple de “Dènye jou”, une monumentale composition, dans son entièreté, de l’Orchestre Septentrional du Cap. La version originale me faisait rêver, je ne me contentais pas de l’écouter une fois mais trois à quatre fois avant de consentir à passer à un autre morceau, non sans regret. La première fois que je suis tombé sur cette chanson, mon coeur s’ouvrait grandement, plus grand que la mer. Tout mon corps tremblait comme si, enfant et adolescent, j’allais rencontrer une fille pour la première fois. J’étais tout excité. La raison est que, dans des circonstances étranges, je n’étais plus en possession de mes CD. J’étais tellement sous l’effet de la passion que j’oubliais le risque de ne pas rencontrer mon amour. J’avais hâte de cliquer. Ce que j’ai finalement fait tout en tremblant. J’ai cliqué et c’est la chanson. Je dis ça parce que je me suis déjà fait prendre. Lorsqu’on arrivait à la partie centrale, celle qui prenait la relève après le silence des instruments à vent, une symphonie miraculeuse, et qui me gagnait au plus profond de moi-même, je me préparais à jouir pleinement, ce qui est normal après un si long temps, mais j’ai failli tomber de ma chaise. Le choc est violent, sauvage même. Tout a changé. Ils l’ont assassinée net. C’est comme si j’avais reçu un coup de couteau en plein coeur, même si je ne sais pas vraiment ce que c’est. Le coup était dur, je ne m’en suis toujours pas remis.  



Je suis sûr, sans le vouloir, que l’Orchestre Tropicana d’Haïti connaîtra le même sort après le départ, du grand maestro Tiblanc, avec ses variations saxophoniques divines, qu’on conservera, j’espère, pour les intégrer dans des interprétations en direct. Je ne sais pas son nom mais il n’est pas difficile de le savoir. Un simple courriel, et même une recherche sur le Net, suffirait. Je préfère garder ce surnom, il est plus sympathique et plus Nous, notre mode d’être dans le monde. Je parle ici de choses qui s’impriment sur nous, le munal, et qui nous font des gens d’ici. Le nom de Tiblanc en est une de ces fameuses choses. En plus j’aime mieux aussi parler de la réalité, telle qu’elle est. Nous en apprenons beaucoup plus. Elle fait voir les choses telles qu’elles sont. Je ne veux pas qu’une séquence sonore vient inutilement déranger l’impression que je porte en moi. Je parle de Tropicana dans le récit de la mort tragique de l’Orchestre Septentrional d’Haïti, la Boule de Feu, ce n’est pas par déviation. C’est que ce que je dis de “Dènye jou” vaut aussi pour “Ma Faute, “Belle Fête” et une autre, que je n’arrive pas à trouver parce que je ne me souviens pas du titre de la composition, une magnifique interprétation. J’ai trouvé le “Dènye jou”, il y a deux ou trois mois. Pourtant je cherchais comme un fou. Finalement je misais sur le hasard et j’en ai eu de la chance. Si mon frère plus âgé n’était pas décédé, lui, le fanatique incassable de “Tizo ak Jaksina” - il avait même donné le nom à son commerce -, je n’aurais pas eu tant de difficulté à trouver les titres. Moi, à dix-sept ans, j’ai arrêté de fréquenter les pistes de danse. Je suis devenu un grand consommateur. Quand je recevais les gens qui viennent d’ailleurs, avant les arts, la cuisine et la boisson alcoolisée de chez Nous, l’Éternel Empire d’AYITI, c’est la musique. Ce n’est plus une question de fanatique ou pas mais d’oeuvres artistiques. On se présente à travers elle. C’est la raison pour laquelle je me procurais plusieurs disques de différents orchestres et de groupes de musique. Mon frère non plus n’allait pas danser, comme moi, il achetait beaucoup de disques pour écouter chez lui. J’ai pris, de mon côté, l’habitude d’enregistrer tous les morceaux qui venaient me chercher sans me soucier du titre. Quand j’écoute de la musique, c’est du plaisir continu. Ça m’a coûté la perte de ce fameux morceau, qui est contemporain de “Ma Faute”. Ils ne sont pas récents ces morceaux de musique mais ils n’ont pas de temps. C’est toujours leur temps. Cela est propre à la bonne musique. On veut les garder avec soi, ces chansons. Le risque que “Ma Faute”, “Belle Fête”, Labadie et bien d’autres disparaissent, lorsque viendra le temps, est rationnel, pour employer un vocabulaire à la mode, parce que les trois premières sont déjà affectées par le processus de dégradation; “Belle Fête”, encore moins, un tout petit peu, j’en ai déjà fait l’expérience. Cependant j’étais content de la version du “Concert Online 57 ans 15 août 2020". Cette merveilleuse composition nous était servie dans toute sa fraîcheur. Cependant cela ne diminue en rien mon inquiétude. L’importance de cette chanson ainsi que “Ma Faute” s’explique par le lien étroit avec le “Dènye jou”. Je fais plusieurs lots d’enregistrement, comme un paquet. Ces chansons sont du même paquet. Je me dédouble sur cette même sonorité de toute beauté. Je me raconte presque les mêmes souhaits quand je les écoute. Alors, par réminiscence, l’une m’envoie aux autres ainsi qu’au lieu où je les écoutais la dernière fois. Toute peur ou tout contentement concernant l’une d’elles, les implique toutes.  Frsnchement dans cette situation je me sens orphelin. On ne devrait pas infliger de tel sort à un(e) autre.  On fait de la musique ou on n’en fait pas.      



Il y a une chose que la très grande majorité d’entre nous ignore tout simplement. Le mode vie collectif que nous menons en est le responsable parce qu’il produit l’insensibilité à l’égard des autres. Le fait de marcher dans les traces des autres a détruit un nombre incroyable de gens parmi nous. La démocratie est l’un de ces poisons violents. Comme bien d’autres, elle démunise les imprudents et imprudentes, les idiots et idiotes. Retenons-en seulement ces quelques mots. Poursuivons notre discours sur notre grande perte, laquelle est le décès tragique de l’Orchestre Septentrional du Cap, la Boule de Feu, et notre grande peine même si nous résistons malgré tout !


La cause de ce qui nous affecte

Ce qu’il faut comprendre, d’abord et avant tout, c’est que nous arrivons dans la vie sur terre avec très peu de bagages. C’est en vivant que nous apprenons et que nous nous remplissons, soit nos djakut. Tout ce qui se fait autour de nous est d’une grande utilité, même quand c’est négatif. Nous apprenons de tout, bien ou mal. Celles et ceux avec qui nous vivons participent activement dans notre construction collective comme singulière. Nous n’oublions presque rien. Quelque chose peut ne pas être présent à notre conscient. Parfois il faut aller loin dans notre mémoire pour le trouver, d’autre, un effort de mémoire, même une fouille profond, ne suffit pas, il est comme perdu. Une chose est certaine, notre environnement nous façonne. Par exemple le grand Orchestre Septentrional du Cap, de son vivant, était très productif. Il a donc participé à la formation d’une masse de vies. Cela se faisait, au début, lentement, et en petite quantité parce qu’il n’y avait que la radio et que celle-ci était très peu nombreuse. Heureusement avec la borlette que mon frère le plus âgé a entrée au pays - je ne sais pas comment un jeune lycéen a pu faire cette découverte -, les choses ont évolué et elles allaient de mieux en mieux. Cet apport a permis à Septen de rejoindre une population de plus en plus large. Faut-il ajouter que l’élan vers l’avant, c’est à Dessalines que le Grand Orchestre l’a eu accidentellement par la fête patronale, dénommée la Sainte-Claire, une fête monumentale. Ce sont les fêtards et fêtardes de l’Ouest, notamment de Port-au-Prince, des invités d’autres fêtardes et fêtards dessaliniens qui y habitaient, qui ont découvert ce qui allait devenir le prestigieux Septentrional. Les  fêtards et fêtardes dessaliniens, eux, ont fait la rencontre de Septen en allant festoyer à Limonade, ce nom, à Dessalines, implique la Pleine du Nord. Ils l’ont vite amené à la Grande Ville, Dessalines, pour la Sainte-Claire, au milieu du mois d’août. L’Orchestre Tropicana, lui, s’est rabattu sur l’Artibonite, particulièrement la commune de la petit-Rivière et la ville de Saint-Marc. Mais Petite-Rivière de l’Artibonite et Saint-Marc ne sont pas la Ville de Dessalines. Alors les choses allaient plus lentement pour l’Orchestre Tropicana. Il faut souligner que Dessalines est la plus grande Ville en importance de l’Artibonite. Sur le plan économique, plus de 50% des terres cultivables sont de la Commune de Dessalines, laquelle est située entre le Nord et l’Ouest. À Dessalines quand on fête, on fête. Tout est colossal, la Fête de Janvier, le Lawa (Rara), le madigwa (carnaval), etc. Il y a toujours des gens d’ailleurs en visite à Dessalines. Souvent l’Orchestre Septentrional y fait escale pour une journée ou deux après une tournée dans l’Ouest ou plus loin, j’étais trop jeune pour savoir toutes choses. L’Orchestre est dans la Grande Ville et, avec les fêtards, il est reçu dans plusieurs maisons. Nous les voyons, en groupe - c’était le bon temps -, qui allaient d’une maison à une autre en vue d’une grande réception. C’est comme un deuxième chez soi pour les musiciens. Pour sortir des albums comme pour voyager aux États-Unis, les Dessaliniens surtout sont là. En résumé la Ville de Dessalines, mis à part les grands talents des musiciens, a joué un rôle non négligeable dans l’élan phénoménal de l’Orchestre Septentrional du Cap, et, du même coup, dans la place qu’il occupait dans la vie des citoyens et citoyennes.    



Et c’est là le point intéressant. Moi je suis et reste fortement marqué par Septentrional, même si j’étais très jeune et que je n’étais pas fan. Il y avais trop de groupes de musique à l’époque et c’était un moment culturel très fort. En effet le Peuple Ancestral, par la permission accordée par le régime du Docteur François Duvalier, se libérait de la dictature sauvage du christianisme, particulièrement de l’église catholique apostolique romaine, le grand esclavagiste, et du blancisme, son habitat. Cela a provoqué une explosion d’activités artistiques et culturelles et la jouissance pleine de celles qui étaient réprimées. Les groupes de musique, à l’instar des Bqn de Lawa (Rara), se multipliaient, alors nous avions le choix. J’avais fait d’autres choix et j’en avais plus qu’un groupe. C’était la belle vie pour les jeunes comme les moins jeunes, beaucoup plus pour ces derniers, qui ont connu toute leur vie l’oppression de la religion antinègre et du blancisme, la paire létale. À Dessalines les jeunes sont actifs dans leur espace. L’Orchestre Septentrional était devenu pour moi une habitude, il faisait partie de la Ville. Nous voyions parfois un membre de l’Orchestre en train de marcher avec les amis, les tafiateurs. C’était courant. Je ne crois pas avoir dansé une fois l’Orchestre mais, comme tous les enfants, je connaissais presque toutes les chansons. Septen, c’est comme l’air que je respire. Il s’ensuit que ma vie est aussi tissée de l’Orchestre. Je sens toujours, ce qui est tout à fait normal, le besoin d’écouter de la musique de Septentrional. Un morceau de musique me ramène à tel fait, à telle année. J’ai aussi appris à apprécier telle chose par une chanson ou la présence de l’Orchestre à Dessalines, chez moi. Bref je ne serais pas ce que je suis sans l’Orchestre Septentrional.



Alors quand on détruit une composition, soit en modifiant une partie, on atteint profondément celui ou celle qui est marqué(e) par cette oeuvre. On assassine sa vie. Cela est valable pour tous les groupes de musique et les orchestres. La chanson est imprimée sur la vie des gens concernés. Cela dérange au plus haut point. On efface l’histoire que rappelle la chanson. Tout est discordant surtout quand il s’agit de la partie la plus importante, la plus entraînante, de la chanson. Il est indéniable que la partie du milieu fait la chanson. C’est sur elle que nous dansons. Quand la musique n’est plus la même, c’est une nouvelle composition. Le gros problème, c’est qu’elle ramène de temps en temps l’originale, surtout quand nous ne l’avons plus. Tout ce à quoi on rêvait en écoutant l’originale disparaît. Toute la singularité de soi est bouleversée. Ce n’est pas une mince affaire. L’affaire est gravissime. Des problèmes, nous en avons déjà en masse. Il ne faut pas en rajouter inutilement ou par égoïsme. Ne pas pouvoir comprendre cela, c’est faire preuve d’insensibilité crasse. Il faut respecter les vies. Il y a aussi un coup au niveau artistique mais ce n’est pas ce qui importe ici. Il est question du munal et de la capacité à vivre avec les autres, c’est-à-dire en communauté. Là est le point crucial. 


  Le meurtre

Le processus d’assassination a commencé avec l’arrivée et le départ, parfois, le renvoi, des musiciens. Cela se dégradait au fur et à mesure. La signification de cette circulation, dans les deux sens, est que l’Orchestre Septentrional n’est plus d’aplomb. Alors il peut chavirer n’importe quand, le signal est clair. Le fait qu’il y ait des musiciens qui entrent et qui partent _ la raison ne nous intéresse pas ici -, la personnalité de l’Orchestre, qui est la sonorité qui lui est propre, s’effrite à vue d’oeil. Le coup de grâce est donné par le morcellement des morceaux. Nous ne croisons plus TiJacques Septen, comme on l’appelait, à travers ses prodigieuses variations saxophoniques. Sait-on ce que cela représentait, les solos de TiJacques! Ce moment  était toujours tant attendu. Il n’y a pas de Septen sans cette sonorité mystérieuses. Il en est de même du maestro Ulrich Pierre-Louis. La technologie permet beaucoup de choses. Il n’est pas impossible de les faire produire, par voie d’enregistrement, non pas dans les nouvelles compositions - si tel est le désir, ce n’est pas interdit; nous sommes dans le domaine de l’invention ininterrompue - mais les morceaux de musique dans lesquels ils excellaient. Ces sons sont ceux de l’orchestre et ils font partie intégrante de ces chansons. Y insérer d’autres est une destruction et une atteinte à la vie des gens. Ça va de soi. Il y a toujours la possibilité de les reprendre tels quels par d’autres musiciens, musiciennes. N’est-ce qu’on fait en interprétant les anciennes chansons! La vie est très fragile. Il faut en tenir compte. On fait de la musique pour le plaisir du corps. Tout ce qui y ramène a droit de cité. Il ne peut pas être mort, TiJacques. Ses empreintes sur l’Orchestre Septentrional sont indélébiles. Il est, comme TiBlanc de Tropicana, le monstre de la variation dans l’Orchestre Septentrional. Il fait bon d’écouter le maestro Ulrich Pierre-Louis et TiJacques Septen en variation dans des morceaux de musique précis. C’est du charme. Cependant ces deux là absents, c’est le vide, ce qui ne veut pas dire que la musique n’est pas entraînante. Il manque tout simplement quelque chose. Le vocal, la différence des sons des instruments à vent et l’intégration de nouvelles mélodies dans des compositions existantes en remplacement des autres, surtout quand elles ont fait leurs preuves, Qmue! le choque ne pouvait pas ne pas être mortel. Il y a eu des alertes mais elles ont été sciemment ignorées. L’Orchestre Septentrional du Cap, La Boule de Feu, soit le nom du rythme, n’est plus, assassiné par l’haïtianité esclavagisante, la maladie lakay, une maladie violente et  incurable, inventée pour Nous. 


L’orchestre de remplacement

Ceci étant dit, qu’en est-il des assassins? Assassins, oui! Nous sommes obligé(e)s de les appeler par leur nom mais sans rancune malgré le mal qu’ils nous ont fait. La cause du crime est l’haïtianité esclavagisante. Ils n’en sont pas l’inventeur mais la victime. Ils ont agi sous l’impulsion de notre ennemi naturel, l’inventeur de cette arme de destruction massive, laquelle est l’antinomie, l’ego, l’insensibilité, la sentimentalité, la haine de soi, la haine des autres..., un cocktail létale. La cause première se trouve dans une manière de se comporter les uns envers les autres, mais une manière qui leur est dictée de l’extérieur par notre ennemi naturel pour nous détruire. Les alertes suffisaient à déjouer le crime mais ils sont dressés à ignorer la voix ou la parole de ceux et celles qui leur ressemblent, à se positionner en connaisseur, en spécialiste notoire face à un(e) vrai(e) même quand ils ne savaient même pas que la chose existait. Ce dérangement psychique est une folie douce. Cet état les a transformés en tueurs les uns des autres. Sans aucune conscience, ils écrasent tout ce qui leur ressemble. Ils ne connaissent ni cadre, ni limite, ni rien dans l’art de vivre ensemble. Ce sont de purs savqn de la chose malgré tout. Quel est ce monde? Ils se supportent les uns les autres dans cette voie létale. Somme toute ils sont préparés au suicide même s’ils ne savent pas qu’ils sont. Mon frère le plus vieux, multidisciplinaire, m’a dit, après une visite en AYITI : “Là-bas quand on parle de certaines choses, on ne peut pas faire la différence entre ceux et celles qui sont allés à l’école et celles et ceux qui n’ont jamais eu la chance; tous et toutes, ils disent les mêmes conneries”. Cela est surprenant sous un angle dans le sens que, compte tenu de leur condition contradictoire, ils ne peuvent pas avoir les mêmes idées, et compréhensible sous un autre, parce que quelqu’un est derrière tout ça. C’est sans doute le fruit de l’esclavagisation mentale, dirigée de l’extérieur, après l’assassinat physique de Sa Majesté Jean Jacques Dessalines, le 17 octobre 1806. Le blancisme cherche, depuis ce jour-là, à se maintenir dans l’opinion commune. Celle-ci leur est dictée directement du blancisme. La bande de sbires reçoit le message et le transmet à une foule qui se situe à côté d’eux sans pour autant être au courant de ce qui se joue. Le blancisme a créé une situation qui leur permet de se rejoindre uniquement dans la bêtise, une situation gravissime, ce qui donne l’impression qu’ils forment un peuple, pas n’importe lequel, un peuple à l’image de l’anthropologie par le teint. Il nous faut, Nous, tout faire, tout en interdisant ce comportement savqn, pour nous rapprocher d’eux, les assassins du grand orchestre, afin de colmater la brèche. Nous avons la responsabilité de redresser la situation le plus vite possible. Cela est valable pour tous les cas. Ils ne sont pas nos ennemis naturels mais victimes de notre ennemi naturel.   


Le Septen nominal, celui des assassins, est aussi un grand orchestre 

Nous avons parlé de la disparition du grand Orchestre Septentrional du Cap, la Boule de feu. Nous n’avons rien dit du groupe musical qui porte son nom, non pas par spoliation mais légitimement. Bien que l’orchestre est mort, son nom survit en toute légitimité. C’est plus qu’une question d’appellation. Le groupe hérite de tout l’arsenal de productions de l’Orchestre Septentrional. Nous l’avons vu, la mort réside dans le maintien de l’introduction (l’entrée) et la fin, qui est la sortie, et la suppression ou le changement du milieu (la substance) sur lequel nous dansons, de chaque morceau. Les morceaux de musique ne se réduisent pas à l’introduction et la fin, laquelle est souvent la même que l’entrée. Ce serait catastrophique. Ils ont introduit une nouvelle musique. C’est un désastre artistique, certes. Cependant dans la majorité des cas, c’est une maudite belle musique. Ce n’est pas du n’importe quoi. Comprenons-nous bien! La musique qui est introduite n’est pas la cause du décès de l’Orchestre Septentrional du Cap mais le fait de l’y introduire. S’il s’agissait de la nouvelle musique insérée entre l’introduction et la fin, Septen serait plus vivant que jamais et dix fois plus méchant. Je ne connais pas leur compétence en connaissance musicale. En plus je ne m’y connaîs pas non plus. Ma formation est la philosophie politique, laquelle implique la science de l’être que nous sommes, soit les capacités animales, par exemple le sentir, les capacités dites supérieures (intellectuelles), ensuite ceux qui en découlent, tels que les sentiments, par exemple les passions ou désirs, et les pensées. C’est du haut de tout cela que je me prononce sur l’effet de toutes ces actions sur les gens. Descendre d’une famille de musiciennes et musiciens ou d’artiste, sur plusieurs génrations, ne fait pas de soi un musicien, une musicienne, dans le sens d’en avoir la science. 



Cependant, pour ce qui est de la pratique musicale, ils sont puissants, ceux que nous appelons, non sans raison, les assassins du grand Orchestre Septentrional. Leurs interprétations musicales sont lourdes d’une musicalité à couper le souffle. Leur confiance en eux-mêmes va en grandissant. Plus ils prennent de l’expérience, plus, en grande partie, évidemment, la musique est bonne. Ce n’est pas un petit orchestre, l’après Septen. Nous pouvons leur faire confiance, sur leur route. Leur façon de jouer sur scène envoie un message de progrès et de grandeur. Au début c’était un désastre. Maintenant, en les regardant confiants, nous comprenons qu’ils se cherchaient. Ils ont atteint un niveau de certitude qui leur permet d’aller droit devant. Ce ne sont plus de petits garçons en quête de sens à leur vie, sur le plan musical, évidemment, parce que je ne sais rien d’eux dans la vie courante. 



Pour être à l’aise avec eux, sur le plan musical, il ne faut pas les voir comme le nom le dit, à savoir l’Orchestre Septentrional du Cap, ni comme les meurtriers de celui-ci. La dénomination Septentrional... est une séquence sonore qui renvoie à un groupe de gens, un groupe musical, bien déterminé, ce groupe, leur groupe. L’orchestre d’hier est absent dans cette appellation. Ils sont les nouveaux maîtres des lieux, les faiseurs de ceux-ci. Si on arrive à comprendre ce qui est dit, on peut, à partir de là, les apprécier pour eux-mêmes. Un nouveau contact s’établit entre eux et soi-même. Cela nous introduit dans un nouveau monde, leur monde à eux. Ainsi la rupture s’est effondrée. 



Moi, je suis la preuve vivante de l'effondrement de la rupture. En effet je ne peux pas philosopher sans la musique. J’écoute de tout, la musique de tous les pays. Je dois changer de temps en temps la musicalité pour garder l’équilibre. Parfois la musique d’une culture très éloignée de la mienne me va encore mieux. Il ne se passe pas un jour d’écriture sans que je n’écoute de la musique. C’est ainsi que j’arrive à me concentrer. Le Septen nominal m’accompagne presque tous les jours. Je commence depuis plus de deux mois ou moins peut-être avec le “Dènye jou”, souvent au milieu, soit après l’intro, la partie nouvelle. Je la reprends plus d’une fois avant même la fin. C’est ce que je faisais quand j’écoutais la version du Septen d’hier. Je travaille, pas n’importe quel travail, je philosophe, ce qui demande une très grande concentration, avec ma matlort, maintenant mon ex-matlort, loin de la pensée de matlortay. C’est pour dire combien je suis en paix avec moi-même. L’orchestre n’est plus le dérangeant. Tout simplement je le prends, l’orchestre, pour lui-même, sans l’associer à un autre, quel que soit le nom. Si le nom est transparent, il fait voir ces jeunes gens de l’orchestre. Ça ne va pas au-delà et il n’y a pas d’au-delà. J’apprécie ce qu’il y a devant moi, ici et maintenant. Je ne vois pas le Septen d’hier mais celui d’aujourd’hui, avec un autre contenu musical, son contenu propre. Là, présentement, je suis en train de rédiger ces lignes sous la musique du “Dènye jou” du Septen d’aujourd’hui. Il ne faut pas penser que c’est un fait exprès. Non, pas du tout mais par habitude!  Dans ma tête, c’est une nouvelle composition et d’un nouvel orchestre. Il m’arrive, quand je n’écris pas et que j’écoute de la musique, de rêver sur la musique du “Dènye jou”, celle d’aujourd’hui. Elle est une belle musique, une musique indépendante. J’ai de la chance de tomber, du premier coup, sur cette version car il y en a plusieurs. J’en ai écouté quelques-unes.  Je me contente largement de celle-là. Elle est à mon goût et elle fait mon affaire.      

  


Le remplacement d’un orchestre par un autre

Non cela ne se fait pas. Tout orchestre, comme bien d’autres choses, est irremplaçable parce qu’unique. Le Septen d’hier est et reste ce qu’il était. Sa personnalité est irrévocable non transférable. L’orchestre est une sonorité, souvent même un visage, une habitude, tout ça lui appartient exclusivement. Le Septen d’aujourd’hui est aussi unique, il a sa personnalité spécifique, sa voix, sa sonorité, son visage, son habitude. On n’en parlera pas comme on parle de l’autre puisqu’il est question de deux entités distinctes. Par conséquent l’un ne peut remplacer l’autre. Chacun d’eux suit sa route, l’un dans notre tête, tel est le cas du Septen d’hier, l’autre sur la terre ferme, et c’est le Septen d’aujourd’hui. Les deux voies sont parallèles. Il faut s’y faire.  



Toute oeuvre d’art, de quelque forme que ce soit et de quelque nature que ce soit, présentée à la population, est considérée comme terminée et elle ne peut, en aucun cas et sous aucun prétexte, être modifiée parce que, intégrée dans les gens, elle rejoint leur vie organisationnelle, la communauté, et leur singularité, celle de chacune-chacun. Un des aspects de la fonction de Sa Majesté Le Prince ou La Princesse (l’Empereur ou l’Impératrice) consiste à protéger, je dis bien, protéger, non pas s’approprier - à la manière des concepts de droits naturels de l’homme et l’État de droit, par la démocratie, qui en est résulté -,  la vie, immédiatement ofowu et organisationnelle, de chaque membre de l’Empire d’AYITI à l’intérieur ainsi qu’à l’extérieur. Toute modification entraîne un déséquilibre dans la vie du mun concerné et, par conséquent, elle est une atteinte grave à la vie badrale, organisationnelle. Cependant si, pour une raison ou pour une autre, l’artiste y décèle une insatisfaction, avant même que la population en soit instruite (de la présence de l’oeuvre), une question de jours seulement, non de mois ni de semaines, il ou elle peut la retirer pour la correction ou l’ajustement et revenir après cela à la population. Après le retrait ou la disparition de l’artiste, aucun changement n’est possible et l’oeuvre est la possession, non physique, du Peuple-État. 



Pour ce qui est de la vindicte qui est accrochée à la loi, il faut qu’elle soit souple, non sévère. La forme qui lui est convenable sera décidée au moment opportun par les trois piliers de l’Éternel Empire d’AYITI, le Comité de Quartier, la Direction Générale et le Principat. Il en a été décidé ainsi pour mettre à l’épreuve la yunité du Peuple-État et le fait qu’il soit le premier concerné par l’offense.       


L’importance de l’Éternel Empire d’AYITI

Nous venons de traiter d’une question d’une importance dessalinienne. C’est la façon dont chacune-chacun, à l’heure qu’il est, se comporte l’un envers l’autre. Elle n’est pas congrue parce qu’elle n’est pas à l’avantage du producteur, de la productrice, ainsi que  le et la bénéficiaire a priori, soit la population. Tout est fait pour privilégier le tiers, celui-là même qui est sensé être le garant de la continuité. Notre ennemi naturel s’y est infiltré pour détruire aussi cet aspect de notre vie, lequel compte beaucoup dans l’équilibre psychique populaire, quelque chose que nous réussissons très bien. Privés de l’aide de spécialistes en la matière, il y fait la pluie et le beau temps. Son enseignement est truqué, il est fait pour accorder priorité au soi kuku au dépens des autres, soit le maintien de l’antinomie et même la maximaliser entre nous, ce qui a pour conséquence l’impossibilité de nous entendre sur rien et, de son côté, la facilité d’établir son règne sur nous, donc nous esclavagiser. Les agents du blancisme sont là pour le supporter dans son objectif létale. Ils sont, ces agents, de véritables tueurs. Ils en organisent des tueries partout, dans tous les lieux. C’est ce à quoi nous assistons présentement. Nous parviendrons à y faire échec. Nous sommes, toutes et tous, munis de l’Éternel Empire d’AYITI, le seul enseignement salutaire qui soit. Il n’y a pas d’autres modes d’être dans le monde qui soient pensés et mis en acte dans le plein intérêt de tous et toutes, sans nuances épidermiques, c’est-à-dire une vie paisible, de bonne entente. L’Empire d’AYITI est érigé à cette fin. Lisons ensemble l’objectif fondateur : “ Considérant qu’après une longue série de malheurs et de vicissitudes, il convient d’assurer la garantie et la sûreté des citoyens d’une manière immuable et irrévocable, et que le plus sûr moyen d’atteindre ce but est de décerner au seul chef capable de représenter et de gouverner dignement la nation, un titre auguste et sacré qui concentre en lui les forces de l’État, qui en dispose au dehors et qui en est au dedans la gage de la tranquillité.” La Lettre de nomination de Jean Jacques Dessalines comme Empereur d’AYITI, le 25 janvier 1804, quelques jours seulement après l’installation du gouvernement le premier janvier de la même année. Les documents sont publiés dans les Décrets qui précèdent immédiatement celui-ci. Une Mission Éternelle est accordée à forcément l’Éternel Empire d’AYITI, elle en est même la raison de son Érection et Jean Jacques Dessalines en est le fondement, celui à qui l’Oeuvre est confiée. Elle repose sur ce qu’il est, ce qu’il a fait, dans le sens de réaliser. Vouloir la destruction de l’Éternel Empire d’AYITI - ce qui est un non-sens parce que ce qui est éternel est par le fait même sans fin, indestructible - revient à rejeter “la tranquillité”, “la garantie et la sûreté des citoyennes et citoyens”, autrement dit, donner sa préférence à l’antinomie, la violence, au désordre létale, ce dont nous sommes témoins présentement. Ils ne veulent, notre ennemi naturel (terme collectif), qu’un état de destruction, rien d’autre, soit la malcité, la violence en tout et partout. Cependant Jean Jacques Dessalines, Invincible Général et Éternel Empereur d’AYITI, affirme : “ Puisque vous avez jugé qu’il était de l’intérêt de l’État que j’acceptasse le rang auquel vous m’élevez, en m’imposant ce nouveau fardeau, je ne contracte aucune nouvelle obligation envers mon pays; des longtemps je lui ai fait tous les sacrifices. Mais je sens un devoir plus grand, plus saint me lie; je sens, dis-je, que je dois conduire rapidement notre entreprise à son but, par des lois sages, indulgentes pour nos moeurs”, “À Dessalines, 15 février 1804, An 1 de l’indépendance, signé : Dessalines. Le “but”  de “l’entreprise” en question est l’Érection de l’Empire d’AYITI. Ensuite, il, Jean Jacques Dessalines, promet de “faire que chaque citoyen marche dans la liberté sans nuire aux droits des autres”, L’Éternel Empereur d’AYITI soutient plus tard : “« Noirs et jaunes, que la duplicité raffinée des Européens a cherché si longtemps à diviser, vous qui ne faites aujourd’hui qu’un même tout, qu’une seule famille … Maintenez cette précieuse concorde, cette heureuse harmonie parmi vous; c’est le gage de votre bonheur, de votre salut, de vos succès; c’est le secret d’être invincible », Jean Jacques Dessalines, le 28 avril 1804. L’Éternel Empire d’AYITI garantit à tous et toutes, alors chacun-chacune, les moyens nécessaires à son accomplissement sans recourir à la destruction des autres en sa faveur. Ce n’est pas la démocratie, une institution destructrice, mais Soi qui agit chez Soi alors dans l’intérêt de tous et toutes, chacune-chacun. Personne n’est négligé et ne peut pas être négligé non plus. Le Système Impérial Ayitien est le SEUL qui soit congru. Nos Ancêtres, par Jean Jacques Dessalines, ont atteint le point culminant de l’Organisationnelle, mode d’être existentiel, c’est-à-dire conforme à ce que nous sommes vraiment. Jean Jacques Dessalines, Savant hors pair dans ce domaine, l’a exprimé avant même sa réalisation : “ Si quelques considérations justifient à mes yeux le titre auguste que votre confiance me décerne, c’est mon zèle, sans doute, à veiller sur le salut de l’Empire, c’est ma volonté à consolider notre entreprise, entreprise qui donnera de nous, aux nations les moins amies de la liberté non l’opinion d’un amas d’esclaves, mais celle d’hommes qui prédilectent leur indépendance aux préjudices de cette considération que les puissances n’accordent jamais aux peuples qui, comme vous, sont partisans de leur propre liberté”, la réponse à sa nomination comme l’Empereur d’AYITI, le 15 février 1804. Ce qu’il faut comprendre dans ces mots, c’est que notre ennemi naturel affirme que nous sommes des “esclaves” et qu’un “esclave” est celui ou celle dont les facultés supérieures sont moindres, voire inexistantes, et que, par conséquent, il ou elle ne peut rien produire, si ce n’est que des niaiseries, eh bien l’Éternel Empire d’AYITI que je vais ériger donnera les preuves nécessaires que nous n’avons rien en commun avec votre construction d’esprit ou mentale. Jean Jacques Dessalines Plus Que Grand met déjà en évidence la Grandeur inestimable de son Oeuvre, l’Éternel Empire d’AYITI. Comment ne pas jouir, abondamment, devant la pleine conscience de nos Ancêtres de leurs Capacités Infinies et l’Immensité de leur Grandeur!  Moi, Sa Majesté Le Prince Weber Tiécoura Dessalines-D’Orléans Charles Jean Baptiste, 7ème de la Génération de Jean Jacques Dessalines, nous vous invitons, pour la bonne entente, la tranquillité et la sûreté éternelle, à prendre connaissance de la Forme et la Substance de l’Éternel Empire d’AYITI, votre Essence dans le monde, pour mener à bien la Tâche qui nous incombe:  



B

La délivrance et l’Ancestralité

Jean Jacques Dessalines, par l’Ancestralité, a érigé l’Éternel Empire d’AYITI pour apporter la délivrance à la planète terre. Sous les orages en plein délire, il a produit le cadre de revalorisation de la munité, que voici :  


Le système qui sauve 




Décret 0000000 samedi 22 août 2026 mode de vie dessalinien seul convenable à la terre0000000  


Parlons de la structure de l’Éternel Empire d’AYITI et son mode de production! En somme c’est ce qui fait le charme infini de l’Empire d’AYTI. On se demandera peut-être d’où viennent la structure et le mode de production en question. Comme Jean Jacques Dessalines est le responsable de tout, on peut penser qu’il est à l’origine de ces deux piliers de la vie d’ensemble. On se trompe si tel est le cas. Jean Jacques Dessalines est, certes, le Père de l’Éternel Empire d’AYITI mais il n’est pas à l’origine de la structure et la production. Dans ce cas qui est habilité à faire tout cela? Nul mun ! Ce qui est à la base de l’Ordre Impérial, c’est la conception de ce que nous sommes, soit la munité. S’il faut lier le 14 août 1791 au 29 novembre 1803, le point de rencontre ou de continuité est l’énoncé suivant : “Écoutons la Voix nous parlant à l’intérieur de nous-mêmes”. Cette Voix, avons-nous déjà dit, est notre Essence, ce qui fait de nous ce que nous sommes. Avons-nous remarqué que “la Voix” est yun (une) et qu’elle dit la même chose à l’intérieur d’une pluralité de mun? C’est cela notre Substance, ce qui fait de nous ce que nous sommes, le MUN. C’est un enseignement ancestral. Partout sur la terre on procède de la même façon, même chez l’esclavagiste, quand il parle de l’homme et de droits naturels de l’homme. Il y a toujours un premier point ou un point de départ. Cependant il y a une différence. Elle explique pourquoi les vies collectives s’opposent les unes aux autres. Ici c’est notre définition de la Voix, elle est une Yunité dont le mode d’agir est Ubuntu. Ce qu’il faut comprendre ici, c’est qu’il s’agit du contenu de la Voix. Celle-ci, en s’appuyant sur elle-même, dicte ce qui doit se faire. L’Être, s’il est X, doit agir en X. En somme notre Être nous enseigne ce qu’il faut faire, la façon qu’il convient de fonctionner. Ils sont puissants, puissantes, nos Ancêtres, au niveau du savoir, pas n’importe lequel, la connaissance Dqmbala, c’est-à-dire connaissance vraie. Ici se trouve le point de différence entre la connaissance de Soi, notre Soi, le MUN, et la conception de soi des autres peuples, conception qui fonde leur mode de vie respectif. Nos Ancêtres ont accédé à une connaissance précise, Dqmbala, de notre Être et Nos Ancêtres en ont fait le fondement de notre vie d’Ensemble appelée ici l’Empire d’AYITI. N’est-ce pas Jean Jacques Dessalines qui a écrit  ce qui suit : “ c’est mon zèle, sans doute, à veiller sur le salut de l’Empire, c’est ma volonté à consolider notre entreprise, entreprise qui donnera de nous, aux nations les moins amies de la liberté, non l’opinion d’un amas d’esclaves, mais celle d’hommes qui prédilectent leur indépendance “, “À Dessalines, 15 février 1804. Le terme “liberté”, tel qu’employé ici signifie Gwqmunalité, celui de “l‘homme”, évidemment le MUN, celui de “l’Indépendant(e)”, Gwqmunité. Jean Jacques Dessalines recourt à notre Substance Munale pour dire qui sommes-nous et quel doit être notre comportement en tant que tel. C’est notre Essence Munale qui est à l’origine de la structure et du mode de production de l’Éternel Empire d’AYITI. C’est pour cela que l’Empire d’AYITI est vous et nous de fond en comble. Alors soyons prêts, prêtes, pour le faire marcher! 



La structure impériale

Nous sommes ubuntu, Être foncièrement yun et foncièrement branché(e)s sur la yunité parce que chacun-chacune n’est pas sans les autres. Il n’y a rien de plus beau que cette formule. Il y a un mot très important ici, notre yunité s’explique par notre interdépendance. L’interdépendance est notre lien massif, le noeud de notre yunité. Se connaître, c’est être dans la pensée de la yunité. Si nous branchons sur nous mêmes, nous sommes forcément absorbé(e)s par la yunité. Alors nous agissons seulement pour la yunité, autrement dit, il n’y a que la yunité qui compte. Nous sommes yun, certes, mais il y a une multitude. En agissant pour la yunité, la multitude se révèle, sous ce plan, sans valeur. Notre singularité est le bras de la yunité. Chacune-chacun agit dans la pensée de la yunité, pour la yunité, l’Ubuntu est la nature d’une telle action. Le Munal est cette yunité qui se manifeste par l’Ubuntu. 



Tout ce que nous venons de voir concerne le mun, notre Être, ce que nous sommes. L’Empire d’AYITI est l’Être que nous sommes. Il le révèle dans le monde sensible. L’Empire d’AYITI est Nous, le Mun, autrement dit, l’Empire d’AYTI et Nous, le Mun, sommes Un. Aussi l’Empire d’AYITI est yun : “Article 14.Toute acception de couleur parmi les enfants d'une seule et même famille, dont le chef de l'État est le père, devant nécessairement cesser ...”. Cela sort de la Constitution, dont Jean Jacques Dessalines est l’auteur. Si l’Empire d’AYITI est une yunité comme le mun, il est l’Ubuntu. Ils sont une seule et même chose.  



Il y a plus. L’Ubuntu et la hiérarchie s’excluent mutuellement. Alors la paternité, telle qu’elle est entendue, ici s’oppose au concept d’autorité, tel qu’il se pratique en politique. En effet quand on vit en organisation politique, on perd le contrôle de sa vie. C’est un représentant qui dicte notre conduite. Il est l’autorité. Celle-ci a droit de vie et de mort sur le représenté. L’autorité, pour te nuire ou te tuer, peut monter quelque chose contre toi pour t’avoir, ça peut aller jusqu’à t’enlever la vie.  Tandis que l’Autorité Impériale signifie la responsabilité envers le bien-être du citoyen, de la citoyenne, lui donner ce dont il ou elle a besoin en lui fournissant le moyen, se soucier de sa réussite, s’oublier pour lui accorder la première place, se faire passer après lui, etc. : “ j'ai tout sacrifié, dit Jean Jacques Dessalines, pour voler à ta défense, parens, enfans, fortune, et que maintenant je ne suis riche que de ta liberté “. Et ce n’est pas : “j'ai veillé, combattu, quelquefois seul “, poursuit Jean Jacques Dessalines; Tout cela n’est pas sans intérêt : “ En combattant pour votre liberté, j'ai travaillé à mon propre bonheur.” il n’y a rien de plus savoureux, c’est un délice pour le b¼nqy, notre capacité du connaître. Jean Jacques dessalines se retrouve en eux, en leur objet d’intérêt. Le sens de servir de Jean Jacques Dessalines, lequel sens lui vient de l’Essence munale, “la Voix qui nous parle de l’intérieur”, soit l’interdépendance, qui ne va pas sans l’assistance mutuelle, est à l’origine du Titre d’Empereur d’AYITI, un Empire à conctruire, qui lui est conféré : “Bien convaincus, par une nouvelle expérience et par l’histoire des nations, qu’un peuple ne peut être convenablement gouverné que par un seul, et que celui-là mérite la préférence, qui, par ses services, son influence et ses talents, a su élever l’édifice de notre indépendance et notre liberté”, La Lettre de nomination, Port-au-Prince, 25 janvier 1804. Ce qui est sous-entendu ici, c’est qu’on lui demande d’exercer la même attitude. C’est ce dont les gens ont besoin. Lui seul est apte à le leur offrir. Jean Jacques Dessalines suit la ligne : “Un souverain dont la gloire réside dans celle de son pays, qui n’a incessamment pour objet que les intérêts et la prospérité de ceux dont il tient sa puissance » Lois et reigne de Jean Jacques Dessalines, p 43, discours, le 12 avril 1805 “. C’est le même trajet. Sa Majesté puise sa Gloire dans la Gloire de son Pays et les intérêts du Peuple ses intérêts. Il n’y a aucune déviation dans la Voie que suit Sa Majesté Jacques1er. Il est imperturbable. Pourquoi fait-il cela? Il sait qu’il n’est pas physiquement éternel: “ Que d’autres chefs, après moi, creusent leur tombeau et celui de leurs semblables, en tenant une conduite diamétralement opposée à la mienne, (....) mais puissent mes successeurs suivent la marche que je leur aurai tracée! C’est le système le plus propre à consolider leur puissance : c’est le plus digne hommage qu’ils pourront rendre à ma mémoire. Dessalines 28 avril 1804, Cap-Haïtien (Ayti).”Jean Jacques Dessalines a écrit un système d’Autorité Impériale non pas pour lui mais pour ceux et celles qui viendront après lui. Gardons-nous d’oublier que l’Empire d’AYITI est Éternel!


L’Autorité Impériale conçue par le Savant Infiniment Grand dans le domaine, Jean Jacques Dessalines, le fils d’Elisabeth élevé par Agbawaya Toya, est propre au Père d’une Famille massivement yun et indestructible. Il ne faut pas voir l’Autorité Impériale sous l’Angle de la famille culturelle. Elle est unique en son genre 


Le modèle d’aujourd’hui

La structure de l’Éternel Empire d’AYITI est et reste la même. Le 17 octobre 1806 a stoppé l’élan vers l’avant de l’Être sensible de l’être munal, qui, comme nous le savons toutes et tous, est l’Empire d’AYITI. Cependant rien, sous quelque forme que ce soit, ne peut modifier la Voie extérieure de notre Corps parce qu’elle est le décalque de notre substance. Nous sommes pour être actifs, actives, dans le but d’illuminer la Vie par notre activité. Nous ne serons pas surpris, surprises, que plusieurs d’entre nous, abîmé(e)s par tant de contrariétés, veuillent, tout en étant profondément insatisfaits, insatisfaites, de la situation, qui est la leur depuis toujours, rester passifs, passives, malgré la très grande opportunité qui se déploie sous leurs yeux parce qu’ils ne croient plus en rien.  Il ne faut pas que cela arrive. Nous avons construit le lieu propre à notre Être, nous ne pouvons pas y fuir, l’abandonner, au détriment de nous-mêmes.


Les éléments de la structure

Notre structure comporte trois éléments, le Principat, la Direction Générale (DG) et le Comité de Quartier (CQ). Les éléments ne se situent pas par ordre hiérarchique. Ce sont des tâches qui se complètent comme on peut imaginer une relation au sein d’une yunité. 



Le Principat abrite l’Impériat, c’est-à-dire l’Empereur régnant, l’Impératrice régnant, sous le Titre de Le Prince, La Princesse, pour ne réserver l’usage des mots d’Empereur et Impératrice qu’à Sa Majesté Jacques 1er , Jacques le Second et l’Impératrice Claire Heureuse. Il n’est pas interdit d’en faire usage une fois de temps en temps mais pas de façon constante; 

 


après cela vient toute la Famille de Sa Majesté l’Invincible Général et Éternel Empereur Jean Jacques Dessalines; 


il faut y ajouter tous ceux et celles qui reçoivent le titre de Munalités, Titre décerné à tous ceux et celles qui oeuvrent avec acharnement pour la Gloire et le Maintien actif de l’Empire d’AYTI;


Le Principat accueille temporairement les membres de l’Empire d’AYTI qui ont une formation poussée ou intéressante dans l’Ancestralité et dans d’autres domaines de compétences dans les activités quotidiennes de l’Empire d’AYITI; 



la population précédente n’est pas choisie mais propose ses services pour un nombre de temps limité afin de laisser à tous et toutes l’heureuse possibilité de servir l’Éternel Empire d’AYITI, leur propre corps, donc de se servir: le mode d’acceptation privilégié est premier (première) arrivé(e), premier (première) servi (e);



leur travail consiste à analyser la conformité des projets de la Population Impériale qui sont approuvés par la Direction Générale (la DG) à l’Ancestralité, avant de les retourner au Comité de Quartier, le C-Q, concerné;


le travail de Le Prince ou de La Princesse a sa spécificité en ce sens qu’il est plus volumineux.

 

La Direction Générale (la D G)

 Elle est l’instance qui reçoit tous les projets d’activités de l’Empire d’AYTI; elle travaille sur leur faisabilité; elle a un comité de direction à sa tête et compte autant de  départements qu’elle a de champs d’activités; chaque département est assisté d’un comité, lequel collabore avec le comité de direction; il y a une équipe d’évaluateurs et évaluatrices de la totalité du travail de l’instance, non pas sur le fond mais sur la forme; pour ce qui est du fond, cela relève de la compétence du comité de direction; à la fin de l’étude de chaque projet, le comité de direction achemine le résultat au Principat; c’est le même procédé pour l’embauche; 


Le Comité de Quartier

Le Comité de Quartier est la base de l’Administration Impériale. Il est, comme l‘a dit Sa Majesté Jacques 1er, sa force, ce qui fait la Gloire de l’Empire d’AYITI. Presque tout y passe; L’Empire est par et pour faire la Volonté du Peuple, le Peuple-État, c’est-à-dire qui se mène lui-même; la nuance ne peut être saisie que par les Grands B¼nqy, (capacité de calculer), qui, par appétit pour le savoir, le Dqmbala, ont su développer la maîtrise de l’objet, la politique; tout est dans la Volonté, la fondamentale et l’objectivale; cela n’est possible que comme suit : en effet une rue se divise en Comités de Quartiers; aucun nombre n’y est attaché, tout dépend du nombre de gens qui y habite; le Comité de Quartier, pour être efficace dans l’art de se gouverner, doit compter autour de mille membres afin que tout le monde puisse prendre la parole lors d’une ou des séances de travail; si la rue est peu peuplée, on y ajoute d’autres pour atteindre le nombre; la salle d’audience est le salon du Peuple Impérial, le Peuple-État, tout le monde y a forcément accès tout naturellement; il y a un comité de direction pour organiser la boîte; 



la modalité est la même qu’en haut, à savoir qu’on soumet ses services dans ses compétences et premier arrivé, première arrivée, premier servi, première servie; l’organisation se fait suivant l’objectif poursuivi; là, les Badr, membres du Peuple Impérial, viennent déposer leurs projets de vie, c’est-à-dire ce qu’ils veulent faire pour vivre et bien vivre ainsi que ce qu’ils veulent voir dans l’Empire d’AYITI; un mun qui a toujours rêvé d’avoir un commerce, un autre qui voudrait être cultivateur ou cultivatrice, un autre un médecin, etc.; même la construction d’un pont à tel endroit, une école, un hôpital, une source d’arrosage dans tel coin pour l’agriculture, une activité spécifique qu’on veut intégrer ou développer dans l’Empire d’AYTI; les activités de toutes sortes dans l’Empire d’AYITI commencent ici, dans le Comité de Quartier; les idées de démarrage, c’est ici; même si on n’a pas un sou, le projet de vie commence à se préparer ici; on y monte le plan, s’il le faut, ensemble; le Comité de Quartier fournit à la Direction Générale ses membres; la sécurité est sous la responsabilité du Comité de Quartier, il n’y arien de plus proche; ils peuvent se mettre en plusieurs Comités de Quartiers; ils ont la responsabilité de ce qui est sur le Territoire, en dessous du Territoire et en haut du Territoire; ils travailleront en collaboration avec la Direction Générale; on existe dans le Comité de Quartier; ici on ne parle pas de travail ou d’emploi mais de projet d’activité de vie et de maintien de l’Empire d’AYTI; le job de la Direction Générale est de rendre possible les propositions et les plans d’affaires qui lui arrivent des Comité de Quartier; les projets sont reçus tels quels, sans tri; les activités de l’Empire d’AYITI se démarrent avec les projets et les fonctionnaires que les Comités de Quartier envoient à la Direction Générale et fonctionnent à plein régime par la suite par le travail de la DG sur l’objet reçu, lequel travail se prolonge jusqu’au Principat par la vérification; le Comité de Quartier, en somme, met en marche l’Empire; un cour académique sur l’art de calculer, c’est-à-dire raisonner, s’impose pour apprendre aux Badr de bien faire les choses afin de maximaliser leurs possibilités de réussir dans l’art de se diriger; plus ça avance, mieux ça progresse; un mun qui a toujours voulu tourner le dos à la misère, c’est ici que ça commence; un mun qui a toujours eu envie de porter une paire souliers neufs, c’est ici qu’on développe les moyens; un mun qui a toujours rêvé de ...., le 

concept de Comité de Quartier a été pensé pour vous; l’avenir, votre avenir, est entre vos mains; 


La production

Suivant la conception de l’Empire d’AYITI, un Être Ubuntu, la production ne peut pas être de type libéraliste, capitaliste, comme Hobbes, le philosophe anglais le suggère; Ce genre de système de production exige une conception individualiste de soi pour arriver à la domination de l’autre. La production de l’Empire de Toya-Dessalines ne peut pas non plus être de type socialiste parce que la conception de soi est la même, le droit naturel de l’homme, lequel est réduit à l’individu, et qu’elle fait forcément appel à la domination mais, ici, par l’autorité. Dans les deux cas il s’agit de l’esclavagisation par la domination étatique et elle est double par le système libéral, les gens qui possèdent contre ceux qui ne possèdent pas. L’Être munal se trouve en dehors de ces deux cadres esclavagisant. Par son Essence ubuntu aucun mun ne peut prendre avantage sur l’autre ni par le commandement ni par la production. Nous avons vu ci haut le système de conduite. Nous nous menons nous-mêmes. C’est exactement pareil pour la production. Chacun-chacune produit pour soi-même. Aucun mun ne dépend des autres, comme employé, employée. pour que cela n’arrive pas, il affirma que “tout ce que nous avons gagné sera distribué à tous et toutes indistinctement”.  Ce n’est pas un cadeau. Cela se fait dans le cadre d’un système comme nous l’avons vu plus haut. Dans la Constitution de l’Éternel Empire d’AYITI, promulguée à Dessalines, la Capitale, le 20 mai 1805, il dit : “ Article 8. La qualité de citoyen haïtien est suspendue par l'effet des banqueroutes et 

faillites.” Cela sous-entend qu’en affaires, tout citoyen ayitien comme toute citoyenne ayitienne doivent réussir. La logique de la chose est que ce que tu as tu ne l’auras peut-être pas une seconde fois. Alors arranges-toi pour ne pas manquer ton coup, nous ne plaisantons pas avec ces choses-là. Puisqu’on espère que tout iras bien et qu’il n’y aura peut-être une autre fois, les enfants obtiendront de vous leur part : “Article 10.

La faculté n'est point accordée aux pères et mères de déshériter leurs enfants.” comme ça l’avenir de tout le monde est assuré.


Nous assistons à la même chose dans les Comités de Quartier. Quand les gens viennent y planifier leur avenir, ils travaillent sur les biens et ressources qui sont tous à eux, selon Sa Majesté l’Éternel Empereur Jean Jacques Dessalines, leur Père à nous toutes et tous, pour certaines, certains, il l’est doublement, par leurs chromosomes et la yunité de l’Éternel Empire d’AYITI. Une seule fois suffit largement.  Tout ce que possède le Territoire Impérial sera partagé à tous les Badr indistinctement. C’est ce moyen qu’ils comme elles utiliseront pour partir en affaires sous les mêmes conditions exprimées dans la Constitution. Faut-il le rappeler, il n’y en a qu’une. 


Faut-il en dire quelque chose. Nous devons souligner deux points. Tout d’abord il y aura toutes sortes d’activités. Les gens sont à l’origine de leurs activités korbiques. Tout ce qu’ils gagnent est à eux et à eux-seuls. Bien évidemment ils réservent une partie qu’ils verseront à l’Empire d’AYITI pour les dépenses communes. Ce sont eux qui décident de la somme à verser, certainement selon leurs bénéfices, parce que rien ne leur est imposé, en matière de quantité. Ils co-dirigent l’Empire alors ils connaissent les coûts. Ce qu’il faut retenir ici, les Badr sont en contrôle de leurs activités et du fruit de celles-ci.



Le second point est aussi intéressant que le premier. Plusieurs diront peut-être si personne ne travaille pour personne, tout est bloqué. Erreur! Là où l’activité exige plus d’un mun, cela dépend du nombre, on a le choix, on passe au duo, un mun qui se met avec soi. S’il en faut plus, on passe au trio, au quatuor, ainsi de suite. Il y a plusieurs mun pour le travail mais aucun mun n’est l’employé des autres. On est partenaires. 



Nous voudrions mentionner rapidement un autre point. Il se peut qu’il ne soit pas possible de partir une business à cause du coût et que cette activité existe. L’Empire d’AYTI achète des parts. Cela ne diminuera pas les bénéfices. C’est tout le contraire. La capacité de consommation augmente, elle peut se multiplier par dix, jusqu’à cent, et même plus. 


Une chose est sûre, la capacité de notre Territoire en biens et ressources est phénoménale. Il y en a assez pour tous et toutes. Nous ne verrons plus jamais cette malcité qui règne sous nos yeux depuis tout ce temps. 


Fini la torture instituée par l’Europe

Sans oublier sa suite dans le monde, l’Europe, en matière de mode de vie convenable à notre Être, ce que nous sommes vraiment, est hors jeu, complètement nulle parce que néant est sa nature sous cet angle-là. Elle ne pourra jamais y remédier. Elle est ce qu’elle est. Il s’ensuit qu’il n’y a rien de bon, en qualité de se vivre, bien vivre, qui puisse sortir de l’Europe. Ses capacités sont tournées vers le vide, sa nature, et elles la plongent dans le même lieu. Ça va de soi, le même appelle le même. Pour masquer sa qualité de riennité, l’Europe crie fort. Elle parle, se croit-elle, tellement fort que sa voix remplit et obscurcit le bas-fond dans lequel elle se trouve. L’Europe est l’essence du Mal de la terre et elle tue tout ou presque ce qui s’approche d’elle. Par son essence, elle a vocation de détruire. Le pire de tout cela, elle se fait, de façon éhontée, passer pour le remède au Mal qu’elle est. Et ça marche puisque, dans son entourage, presque personne ne la voit pour ce qu’elle est. Elle y concentre toute son énergie, faut-il reconnaître. L’Europe, en assassinant le physique de Sa Majesté l’Éternel Empereur Jean Jacques Dessalines, le Maître incontesté et incontestable en matière d’organisationnelle, et en se mettant à travers l’Administration de Sa Majesté l‘Empereur Jacques II, a tenté, bien évidemment sans succès, de boucher la voie qui conduit à l’éradication du Mal de la terre qu’elle est. Maintenant, Nous, Enfants de la Victoire Éternelle, Nous Voici “On the road again”!En route à nouveau! Nos Ancêtres, Indigènes de la planète terre, par Jean Jacques Dessalines, ont montré à la Terre, dans les temps les plus orageux, SA VOIE OFOWU, elle la suivra, qu’il pleuve, qu’il tonne, parce que tout est inscrit dans l’Essence Divine, Notre Dieu, Bon-Dieu. 


Tout ce que nous venons de voir n’est qu’un aperçu. Je vous recommande la lecture de l’ouvrage :

LE PRINCE RASOIR



HRH Sa Majesté Le Prince Weber Tiécoura Dessalines D’Orléans Charles Jean Baptiste




LE PRINCE RASOIR

ou

l’ADMINISTRATION IMPÉRIALE RÉTABLIE

AU PAYS ANCESTRAL, AYITI,

FONDÉ PAR L’INVINCIBLE


JEAN JACQUES DESSALINES, ÉTERNEL VAINQUEUR  

de Napoléon Bonaparte et du blancisme. 


Collection :  Au Nom de la Princesse Atala    

Dessalines D’Orléans

Fleur des Champs

Tome VI



Le Grand Livre de la Gestion externe selon la Concordance Munale

Deux-cents-treize ans plus tard

      17 octobre 1806 à 2019 


Les Éditions LOF




Le Décret est en vigueur dès, le mercredi 2 septembre 2026.



Pour la Maison Impériale Dessalines, l'Empire d'Ayti, Éternel Empire de Tóya-Dessalines, Empire de la Gwqmunalité, que l'ennemi et sa gang, présents sur Notre Territoire Impérial, croyaient à tort avoir à jamais englouti :

HRH Sa Majesté Le Prince Weber Tiécoura Dessalines D’Orléans Charles Jean Baptiste, 7e de la Génération du Couple Impérial, Marie Claire Heureuse Félicité Bonheur et Jean-Jacques Dessalines, IIIe de la lignée des Empereurs d'AYITI, et Garant de la w¼nité du lakort, l’ordre du Nous, et l’Empire Tóya-Dessalines, Spécialiste et professeur de la science de la politique, théoricien de la politique, notamment du blancisme, et théoricien de la munalité, soit l’Existentialisme VudUn.


https://www.linkedin.com/pulse/est-l%25C3%25A0-le-jour-tant-attendu-de-la-gloire-r%25C3%25A9veill%25C3%25A9e-%25C3%25A0-oqfxe






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